Mémoires

Le Programme a été créé par la Fondation Azrieli en 2005 afin de collecter, conserver et partager les mémoires et journaux intimes rédigés par les survivants de l’Holocauste qui ont immigré au Canada. Ces récits invitent les étudiants à engager une réflexion à la fois approfondie et éclairée sur les événements complexes de l’Holocauste et à établir des liens porteurs de sens avec les témoins canadiens qui l’ont vécu. En décrivant le quotidien des rescapés, les mémoires font ressortir la dimension individuelle de l’événement collectif, permettant ainsi aux élèves de donner sens aux statistiques. Nous sommes animés par la conviction que la lecture de ces récits personnels et intimes, ancrée à une compréhension claire du contexte historique, permet d’impliquer les étudiants et de faciliter leur appréhension de l’histoire du génocide.

Ces mémoires — publiés en français et en anglais — sont distribués gratuitement aux établissements scolaires et aux bibliothèques à travers le Canada. L’équipe d’éditeurs et de chercheurs du Programme vérifie avec soin l’exactitude des faits relatés et propose aux lecteurs du matériel supplémentaire : des glossaires, des introductions rédigées par des experts, ainsi que des cartes. Des ressources pédagogiques bilingues sont également mises à la disposition des enseignants qui utilisent les mémoires dans leur salle de classe.

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L’Album de ma vie

Quand ma vie a basculé

Les troupes allemandes sont entrées dans Łódź le vendredi 8 septembre 1939. C’était un bel après-midi ensoleillé et je me suis dirigée vers la place Wolności pour voir arriver les occupants. Ils sont arrivés à pied et en camions, impeccables dans leurs uniformes et leurs bottes bien astiquées. Plusieurs d’entre eux portaient des fleurs offertes par la population allemande de la ville. L’hôtel de ville et d’autres édifices étaient pavoisés d’immenses drapeaux arborant des croix gammées. Autrement dit, la ville déroulait le tapis rouge pour accueillir les envahisseurs que certains considéraient comme des libérateurs. L’importante population allemande de la ville ouvrait les bras à ses compatriotes et ce, même si la communauté était installée en Pologne depuis des générations. On ne voyait pas beaucoup de visages tristes dans la foule et les Juifs se faisaient rares.

Les signes avant-coureurs de ce qui allait se passer sont apparus presque immédiatement. J’ai vu de mes yeux un soldat tirer un vieillard juif par la barbe et le jeter à terre à coups de pied parce qu’il ne remplissait pas assez vite les tranchées creusées quelques jours auparavant pour arrêter les chars d’assaut allemands. Je me souviens comme nous nous étions sentis enthousiastes et patriotes en les creusant.

Varsovie a capitulé vers la fin du mois de septembre, après des semaines de siège et de bombardements continus, et l’armée allemande victorieuse a occupé la ville le 1ᵉʳ octobre 1939. Dans la capitale conquise, des immeubles incendiés et détruits montraient les ravages causés par l’armement moderne. Cette belle ville qui avait été un foyer culturel important a été réduite en cendres. Presque tous les défenseurs de Varsovie étaient morts et même s’ils ne pouvaient résister plus longtemps, les courageux survivants gardaient le moral.

Le magasin de ma sœur était situé en face du Zielony Rynek, le « marché vert ». Un dimanche, peu de temps après l’arrivée des Allemands, alors que les échoppes du marché étaient fermées et que quelques gamins jouaient au football, un camion de soldats allemands est arrivé. Il s’est arrêté et les soldats ont commencé à jouer avec les garçons, ce qui a terrifié tout le monde. Une autre fois, avant l’adoption des lois impitoyables nous interdisant l’accès aux parcs, je me promenais dans le parc avec ma nièce quand un soldat un peu plus âgé s’est mis à jouer avec Miriam. Les larmes aux yeux, il m’a confié qu’il avait laissé un bébé du même âge en Allemagne. Je ne me souviens pas d’avoir été témoin d’autres manifestations de gentillesse. Ce même soldat n’aurait peut-être pas hésité à tuer un bébé juif en lui fracassant la tête contre un mur. Ces exemples sont tout simplement trop insignifiants quand on pense à ce qui allait nous arriver.

À peine entrés dans Łódź, les Allemands ont aussitôt dynamité le monument du héros polonais Tadeusz Kościuszko au centre de la place Wolności. Je me souviens de l’avoir vu gisant par terre un jour où je me promenais. La tête était séparée du torse. Un soldat allemand triomphateur se faisait photographier, un bras autour de sa petite amie, un pied sur la tête de Kościuszko.

Peu de temps après, toutes sortes de restrictions et de décrets sont entrés en vigueur, tous plus déshumanisants les uns que les autres. Il y en avait tant qu’il est difficile de se les rappeler tous, mais certains me sont restés en mémoire. Les Juifs, quel que soit leur âge, n’avaient plus le droit de fréquenter des écoles ou des instituts d’études supérieures et c’est ainsi que mes études ont pris fin quand j’avais 14 ans. Il nous était interdit d’utiliser les transports en commun et d’entrer dans un parc, un théâtre ou un cinéma. Un couvre-feu était imposé de 19 heures à 7 heures. Nous devions changer de trottoir à l’approche d’un soldat allemand. Le comble de l’humiliation, c’était que nous devions porter un brassard comme signe de notre identité juive. Désobéir à ce règlement était passible de la peine de mort.

But I Had a Happy Childhood

Hiding and Surviving

People were dying like flies in the ghetto, not only in the daily Aktionen but also in mass executions at the Jewish cemetery, where the victims had to dig their own graves before being shot. Others were taken away in carts to trains bound for the death camp at Belzec. There were also those who died from disease, primarily typhus, due to the complete lack of sanitation. And then, of course, there was always starvation. Bodies in the streets became a regular fact of life, even though carts came around to remove them.

The liquidation of the ghetto was imminent. By the end of February, the Stanisławów ghetto was declared judenrein, cleansed of Jews.

Prior to that fateful time, however, my mother had sensed that she had to do something before it was too late. By December 1942, she had lost most of her family and her baby looked sadder and thinner every day. I was almost two and I couldn’t walk yet. I barely talked. One cold overcast morning, she wrapped a comforter tightly around the two of us and approached the main Schleuse, or gate to the ghetto, where she saw her cousin Jakob Mandel in charge. He was a tough, stocky man who had had business dealings with the Germans before the war. His position of authority was a reward for loyal service. Later he too was executed by the Nazis. On this particular occasion, there was a quick exchange as the eyes of the cousins met before he turned away, allowing my mother and her precious bundle to slip behind his broad back.

Once outside the ghetto walls, my mother ripped off her blue-and-white Star of David armband and ran down the cobblestone street, fully expecting a bullet in the back. By this time I was well trained to be quiet. Just being so close to my mother was enough to make me happy. We reached the safety of the apartment of a former neighbour, who pulled us in quickly, no doubt fearing for her life. That night I was nestled in between my mother and Pani (Mrs.) Poliszowa on her bed.

My happiness didn’t last long. The next day, my mother handed me over to Józia, who had been a maid in her brother’s house, to take me to her widowed sister in Pozniki, a neighbouring village. Marynia and her two young sons were my new family for the next eighteen months. With my blond hair, blue eyes and button nose, I fit in easily as the baby sister. Suffering from malnutrition and one childhood illness after another, it took a while for me to become a healthy normal toddler.

Souvenirs de l’abîme/Le Bonheur de l’innocence

Survivre en clandestinité

Les gens mouraient comme des mouches autour de nous, que ce soit durant les Aktionen quotidiennes ou lors des exécutions en masse perpétrées au cimetière juif, après que les victimes avaient été forcées d’y creuser leur propre tombe. D’autres étaient emmenés en charrettes vers les trains à destination du camp de la mort de Bełzec. Et certains mouraient des suites de maladies, principalement du typhus, en raison des conditions d’hygiène abominables. Puis, évidemment, il y avait la faim. Les corps gisants dans la rue étaient chose courante, malgré le passage régulier de charrettes destinées à les ramasser.

La liquidation du ghetto de Stanisławów était imminente. De fait, à la fin du mois de février 1943, les Allemands l’ont déclaré « judenrein », nettoyé des Juifs.

Mais avant ce moment fatidique, avant qu’il ne soit trop tard, ma mère avait senti qu’il fallait faire quelque chose. En décembre 1942, elle avait perdu presque tous les membres de sa famille et son bébé lui semblait plus triste et plus maigre de jour en jour. J’avais près de 2 ans, mais je ne marchais pas encore. Je parlais à peine. Par un matin froid et couvert, elle m’a prise avec elle, nous a emmitouflées étroitement dans un édredon et s’est approchée de la Schleuse (porte) principale du Ghetto, où son cousin Jakob Mandel était de service. Cet homme solide et trapu avait fait des affaires avec les Allemands avant la guerre, mais bien que ses loyaux services lui aient valu une place d’autorité dans la communauté, il a tout de même été exécuté plus tard par les nazis. Ce jour-là, les deux cousins ont échangé un regard furtif, puis Mandel s’est retourné, permettant ainsi à ma mère de passer derrière son large dos avec son précieux paquet.

Une fois sortie du Ghetto, ma mère a retiré son brassard bleu et blanc portant l’étoile de David et s’est mise à courir dans la rue pavée, s’attendant à tout moment à recevoir une balle dans le dos. À cette époque, j’avais appris à me tenir tranquille, et être si près de ma mère suffisait à me rendre heureuse. Nous nous sommes réfugiées sur le seuil de l’appartement d’une ancienne voisine qui, craignant sans doute pour sa vie, nous a vite tirées vers l’intérieur. Cette nuit-là, j’ai dormi dans le lit de Pani (Mᵐᵉ) Poliszowa, blottie entre elle et ma mère.

Mon bonheur a été de courte durée. Dès le lendemain, ma mère m’a confiée à une ancienne domestique de son frère, Józia, qui m’a emmenée chez sa soeur Marynia à Pozniki, un village voisin. Cette veuve et ses deux petits garçons de 3 et 6 ans ont été ma nouvelle famille durant 18 mois. Avec mes cheveux blonds, mes yeux bleus et mon petit nez, je passais facilement pour la petite soeur. Ayant souffert de malnutrition et de nombreuses maladies infantiles, j’ai tout de même mis un certain temps à jouir d’une bonne santé.

If Only It Were Fiction

Elsa Joins the Resistance

In the middle of the summer of 1942, we were coming in from the fields one day when someone said that Leah wanted to see me. She was in the kitchen with another woman, chatting. Leah introduced her to me as Irena Adamowicz. Irena was a leader in the Polish scouting organization. Outraged by the injustice done to the Jews, she helped out however she could. Irena travelled across the country, making contact with chalutzim in the major ghettos and telling them about how the underground resistance operated. Although travel was dangerous for Jews, a few chalutzot, like Lonka who had come to the farm earlier, successfully fulfilled their mission as messengers too. The messengers were purchasing weapons, which then were smuggled into the ghettos through the sewers. Most people in the ghettos couldn’t communicate with others about what to do in case of a massacre but through Irena, they knew how the others were preparing for such a time.

Irena talked to me for a while. She told me that I was being sent to Krakow. She asked how I felt about resistance work and whether or not I knew Christian prayers. I told her I knew many of them by heart after so many years of hearing Catholic students saying the prayers every morning at school. She seemed satisfied with my answers. Irena gave me the address of a convent and told me to send a letter to the Mother Superior on the seventh day of every month as a sign that I was still alive. Whenever the underground needed me, they would let me know. She handed me a prayer book and said only, “Be careful and good luck.” That was the only advice I was to receive. The rest of my training would come from real-life situations. I would have to trust my intuition to keep me out of danger, just as animals do. They don’t think about it, they simply know when danger is near.

The next day, the resistance had organized for Hela and I to go to the village to have pictures taken for our identification documents. Dvora lent me a pretty blouse and combed my hair, so I would look my best. We walked through the village, afraid that someone would recognize us as Jews. The photographer took me by surprise when he asked me my surname. In shock, I didn’t think but just said the first name that came to my mind, a surname connected to the aristocracy. That name, Elżbieta Orlanska, was the one that was used in my forged documents. This was a stroke of luck because later it was useful in getting other documents required by the German authorities.

A few days later, with a forged document that stated that I was from Rzeszów and a letter from Leah for Laban, the leader of the resistance movement in the Krakow ghetto, I was sent to Krakow on the morning train. Hela was sent to another city in the afternoon.

After the war, I discovered that the rest of my group back on the farm in Czerniaków were sent to the Warsaw ghetto about four months after I left for Krakow. In April 1943, when an order came from the Nazis to concentrate all Jews in the ghetto for a massive deportation, some of the group, who were living at 18 Mila Street and belonged to the underground Jewish Fighting Organization, rebelled. Others simply dispersed. Most of them did not survive.

To my friends from Czerniaków who were killed while taking part in the Warsaw Ghetto Uprising, as well as to those on missions who were caught outside the ghetto, dragged to the Umschlagplatz – the assembly point inside the Warsaw ghetto – and killed indiscriminately, I offer my eternal homage.

Que renaisse demain

Elsa entre en Résistance

Au milieu de l’été 1942, nous revenions des champs un jour lorsque quelqu’un m’a dit que Leah demandait à me voir. Je l’ai donc rejointe aux cuisines, où elle bavardait avec une femme. Il s’agissait d’Irena Adamowicz, l’une des dirigeantes du mouvement scout polonais. Indignée par les injustices commises envers les Juifs, elle faisait son possible pour aider. Elle parcourait le pays, établissant des contacts avec les ẖaloutzim dans les grands ghettos, les informant du travail de la Résistance. Bien qu’il ait été dangereux pour les Juifs de se déplacer, quelques aloutzot – comme Lonka, qui était passée à la ferme auparavant – parvenaient également à mener à bien leurs missions de messagères. Ces agents et agentes de liaison achetaient des armes qui étaient ensuite introduites dans les ghettos par les égouts. Il était très difficile de communiquer d’un ghetto à l’autre, pour discuter notamment des actions à prendre en cas de massacre, mais grâce à Irena, on savait comment les autres se préparaient.

Irena s’est entretenue avec moi un moment pour m’annoncer qu’on m’envoyait à Cracovie. Après m’avoir demandé ce que je pensais de la Résistance, elle a voulu savoir si je connaissais des prières chrétiennes. Je lui ai répondu que j’en avais appris beaucoup par coeur, car à l’école catholique que j’avais fréquentée durant des années, les élèves récitaient leurs prières tous les matins. Irena semblait satisfaite de mes réponses. Elle m’a ensuite donné l’adresse d’un couvent où je devais envoyer une lettre à la mère supérieure le septième jour de chaque mois pour faire savoir que j’étais toujours en vie. Toutes les fois que la Résistance aurait besoin de moi, on me ferait signe. Elle m’a également remis un livre de prières en disant simplement : « Sois prudente et bonne chance. » C’est le seul conseil que je recevrais. Le reste de ma formation, je l’acquerrais par moi-même sur le terrain. Je devais m’en remettre à ma seule intuition pour me sortir de situations dangereuses, tout comme le font les animaux ; ils ne réfléchissent pas au danger, ils le sentent proche et tâchent de l’éviter.

Le lendemain, des membres de la Résistance se sont organisés pour que Hela et moi nous rendions au village afin de nous faire photographier en vue de la préparation de nos papiers d’identité. Dvora m’avait prêté une jolie blouse et m’avait coiffée pour l’occasion. En traversant le village, Hela et moi craignions à tout moment qu’on nous reconnaisse comme Juives. Puis le photographe m’a surprise en me demandant mon nom de famille. Prise de court, j’ai lancé le premier nom qui m’est venu à l’idée : Elżbieta Orlanska. Et c’est ce nom à consonance aristocratique qui est apparu sur mes faux papiers. C’était un coup de chance, car il m’a été très utile par la suite pour obtenir d’autres documents requis par les autorités allemandes.

Quelques jours plus tard, j’ai pris le premier train à destination de Cracovie, munie d’un faux document stipulant que je venais de Rzeszów, ainsi qu’une lettre de Leah adressée à Laban (Abraham « Laban » Leibowicz), le chef de la Résistance du ghetto de Cracovie. Hela a été envoyée dans une autre ville l’après-midi même.

J’ai appris après la guerre que tous les membres de notre groupe restés à la ferme à Czerniaków avaient été envoyés au ghetto de Varsovie environ quatre mois après mon départ pour Cracovie. En avril 1943, quand les nazis ont donné l’ordre de rassembler tous les Juifs du Ghetto en vue d’une déportation massive, certains membres du groupe, qui habitaient au 18 rue Mila et appartenaient à l’Organisation juive de combat se sont rebellés. D’autres se sont simplement dispersés. La plupart d’entre eux n’ont pas survécu.

À mes amis de Czerniaków tombés au combat lors de l’insurrection du ghetto de Varsovie et à ceux qui ont été pris en mission hors de l’enceinte, emmenés à la Umschlagplatz – le lieu de rassemblement à l’intérieur du ghetto de Varsovie – puis tués sans pitié, je rends un hommage éternel.

From Generation to Generation

Survival in the Mountains

October 26, 1944, was a cool, rainy day in Kľačany. I was playing with my skipping rope when all of a sudden I heard my stepmother screaming that we had to run. We could hear bombs exploding in the distance. I panicked; everybody around me, including villagers with their cattle, began running to the forest. Instead of going inside for my warm coat, I grabbed only Ivan’s hand. My stepmother and step­-grandmother followed and we ran deep into the forest.

We met Slovak partisans in the forest who told us that the vil­lagers could return home, but that the Jews should stay. The parti­sans forced open a cottage and told the women and children to go in. We were wet, tired, hungry and pressed together like sardines. I fell asleep and had a dream in which I saved our family. I dreamt about my little green room in Bardejov, where it was nice and warm. I wanted to go into my room through a cold corridor when somebody grabbed my shoulder. It was a woman dressed like a nun and she told me not to go into my warm room, but to stay in the cold corridor. I asked, “Who are you to tell me such nonsense?” She replied, “I am your mother and I am watching over you.” I opened my eyes and felt my stepmother’s hands shaking my shoulder. She was shouting at me, “Wake up! It’s already dark outside. Grandmother wants to go back into the village and we have to join the other people who are going back.” I told her about my dream. A lady by the name of Mrs. Erdelyi was listening and said, “Sarolta, it is an omen. Don’t go back. We are staying too — let’s all stay until the morning.” My stepgrandmother was furious, calling my dream ridiculous. “Instead of going to my bed,” she argued, “I have to stay in this horrible place?”

We later heard that some of the Jews who had returned to Kľačany had been shot by the German soldiers who were guarding the entry into the valley. If not for my dream, we would all have died. My step­mother was very grateful for my dream and told everybody after the war about this story. For me, this incident confirmed for me what I had always known — that my darling mother was, is and always will be watching over me.

It turned out that my father had foreseen difficulties ahead. During one of his visits from Bardejov, he told me and Ivanko a huge secret. He had brought four brushes for clothes-cleaning with him, and embedded inside the brushes were plates of twenty-four-carat dental gold. Should it become necessary, we were to use the gold to save our lives. Fortunately, my stepmother had taken them with her when we escaped into the forest.

The morning after my dream, we were woken up by a very loud explosion. The partisans advised us to run even deeper into the forest because the German soldiers were getting closer. The villagers had already built several underground bunkers to sell to the Jewish refu­gees. My stepmother gave the first brush filled with gold as payment for our family to have accommodations in one of the bunkers. Several other Jewish families — including four members of the Svarin family, the five Landesmanns, the five Lippas, the five Erdelyis, and some other families — shared our bunker.

A total of twenty-nine people were crammed into a very small space. The bunker was camouflaged into the terrain so as not to be visible from the outside. It was approximately three metres by five metres. It had hardly any ventilation, just a small door that could be opened to get in and out. We slept on wooden bunk beds squeezed tightly together. We had no food supply. The first three days, when we had no food at all, Ivanko found a piece of bacon skin that had probably been thrown out by forest labourers. He and I chewed on it for two days. We melted snow for water, so at least we weren’t thirsty. After three days, we found horses frozen in the forest. The partisans had brought the horses with them from the uprising, but since they couldn’t feed them, they left them to freeze to death. Horsemeat was a huge luxury. Villagers often brought potatoes to the bunkers — which they sold to us at a very high price — and they also brought us a steel kettle so that we could cook inside the bunker on an open fire, which was also our only source of heat. Women cooked on the open fire once a day and everybody got a small portion of the food.

Not far from us was a larger bunker that was the headquarters of the partisan military unit. A doctor from the partisan headquarters warned us of the danger of a typhus outbreak and, therefore, to not use unclean melted snow for drinking water. We went out to look around and found several other bunkers containing Jews scattered around the forest within approximately fifteen minutes walking dis­tance from each other. After a few days of confusion, rules had to be established for the cohabitation of so many people, and a leader, Frankl from Prešov, was chosen to represent all the Jews. A number of rules were set, including one that three times a day we had to bring water for cooking and drinking from a creek fifteen minutes away.

Because we didn’t have our father with us, all this work was piled up on me. My stepmother, who was thirty-eight at the time, declared that she and her mother were too old to do such hard work. Ivanko was only ten, so it was left to me, at fourteen, to go with the rest of the men from the bunker to bring water and wood for cooking and heating.

We were still able to maintain contact with the villagers and they would let us know whenever the Germans pulled out of the village for a few days. This gave us an opportunity to bring some bread, potatoes and apples from the village. It was my responsibility to go with the men on this three-hour walk to the village. I continued to do this throughout the bitterly cold winter from October to March. I also had to carry the very heavy load of food to the bunker on my back. My stepmother never offered to go in my place. When the people from the bunker said to her, “You should go instead of this child,” her excuse was that if the Germans caught her, her dark colouring made it more likely that they would suspect that she was Jewish.

During my first expedition, I went to our previous apartment to bring back a goose-feather duvet to help ease the frigid temperatures at night. My family was delighted that I had brought it back, but I never got to enjoy it. They covered themselves, not leaving enough of the duvet for me. I cried, asking my own mother to save me. The other people in our bunker were outraged at my stepmother’s behav­iour, and promised me that if we survived the war, they would tell my father what happened.

Every day we suffered from lice, hunger and cold. One day, as usual, I went with the men to get water. We would always see fresh footprints in the snow from the neighbouring bunker, but on this particular day, I saw only my friend Alice from one of the other bun­kers, and no other footprints. The adults I was walking with said, “Maybe they’re still sleeping.” At noon, when we went out for the second time, we noticed there were still no footprints, so we went to see what was going on. The sight that greeted us was the most hor­rific I’ve ever seen: the doors to the bunker were open, and approxi­mately ten feet from the bunker were the dead bodies of the families living there — sixteen children, parents and grandparents, who had probably been killed the evening before. All the bodies were already covered with snow.

In a panic, we ran from the bunker to the partisan headquarters. The partisans knew that the military gangs operating under the di­rection of former Red Army general Andrei Vlasov, who collabo­rated with the Germans, had committed many similar atrocities, and thought that this may have been some of his work. Now we knew that we had additional enemies among us and relied on the partisans to protect us. Among them were a few Jewish partisans who didn’t disclose their origins because of the strong antisemitism among their Slovak group. These undercover Jewish partisans came to the bun­kers to help us. They wanted to supply us with handguns for protec­tion against Vlasov’s forces, but none of the seven adult men from our bunker knew how to handle a gun. Instead, two men stood on guard every night. If they suspected any danger, one of them would run to the headquarters. It was a harrowing time.

De génération en génération

L’épreuve des montagnes

Le 26 octobre 1944, il faisait froid et pluvieux à Kľačany. Je sautais à la corde quand tout à coup, ma belle-mère nous a crié de partir en courant. Nous pouvions entendre des bombes exploser au loin. J’étais affolée. Tout le monde autour de moi a commencé à se précipiter vers la forêt, y compris les villageois avec leur bétail. Au lieu de passer chez moi prendre mon manteau, je me suis contentée d’attraper la main d’Ivan. Ma belle-mère et sa mère nous ont suivis et nous nous sommes enfoncés dans la forêt.

Nous y avons rencontré des partisans slovaques qui nous ont dit que les villageois pouvaient rentrer chez eux, mais que les Juifs devaient rester sur place. Les partisans ont ouvert de force une maison et ont ordonné aux femmes et aux enfants d’y entrer. Nous étions mouillés, fatigués, serrés comme des sardines, et nous avions faim. Je me suis endormie et j’ai rêvé que je sauvais notre famille. Je voyais ma petite chambre verte de Bardejov, un lieu agréable, où il faisait bon. Je tentais de m’y rendre en longeant un couloir froid lorsque quelqu’un m’a attrapé par l’épaule : c’était une femme habillée en religieuse qui me commandait de ne pas aller dans ma chambre, mais de rester dans le couloir froid. Je lui ai demandé : « Qui êtes-vous pour me dire une absurdité pareille ? » Elle a répondu : « Je suis ta mère et je te protège ». J’ai ouvert les yeux et j’ai vu ma belle-mère qui me secouait par l’épaule. Elle criait : « Réveille-toi ! Il fait presque noir dehors. Grand-mère veut rentrer au village et nous devons rejoindre ceux qui s’y rendent ». Je lui ai raconté mon rêve. Une femme du nom de Mᵐᵉ Erdelyi écoutait et elle a conclu : « Sarolta, c’est un présage. Ne rentre pas. Nous allons faire de même – restons ici jusqu’au matin ». Ma grand-mère par alliance était furieuse, déclarant que mon rêve était ridicule : « Au lieu d’aller dans mon lit, se plaignait-elle, je dois rester dans cet horrible endroit ? »

Nous avons appris plus tard que certains des Juifs qui étaient rentrés à Kľačany avaient été abattus par les soldats allemands qui gardaient l’entrée de la vallée. Sans mon rêve, nous serions tous morts. Ma belle-mère en a été très reconnaissante et a raconté cette histoire à tout le monde après la guerre. Pour moi, cet incident n’a fait que confirmer ce que j’avais toujours su – que ma chère maman veillait, veille et veillera toujours sur moi.

Il se trouve que mon père avait prévu les difficultés qui arriveraient. Au cours d’une de ses visites à Bardejov, il nous a révélé, à Ivanko et à moi, un grand secret. Il avait apporté quatre brosses à vêtements avec lui et avait inséré à l’intérieur des plaques d’or dentaire de 24 carats. En cas de nécessité, l’or pourrait nous sauver la vie. Heureusement, ma belle-mère avait emporté les brosses avec elle dans la forêt.

Le lendemain matin après mon rêve, nous avons été réveillés par une grosse explosion. Les partisans nous ont dit de nous enfoncer plus profondément dans la forêt car les soldats allemands se rapprochaient. Les villageois avaient déjà construit plusieurs abris souterrains pour les vendre aux réfugiés juifs. Ma belle-mère a donné la première brosse pleine d’or en paiement pour que notre famille puisse s’abriter dans l’un des bunkers. Plusieurs autres Juifs – dont quatre membres de la famille Svarin, les cinq Landersmann, les cinq Lippa, les cinq Erdelyi et quelques autres – partageaient notre abri.

En tout, 29 personnes étaient entassées dans ce très petit espace. Le bunker était dissimulé dans le paysage de manière à être invisible de l’extérieur. Il mesurait environ trois mètres sur cinq. Il n’avait presque pas de ventilation, juste une petite porte qu’on pouvait ouvrir pour entrer et sortir. Nous dormions sur des lits superposés en bois dur, serrés étroitement les uns contre les autres. Nous n’avions aucune nourriture. Les trois premiers jours, alors qu’il n’y avait rien à manger, Ivanko a trouvé un morceau de couenne de lard qui avait sans doute été jeté par des travailleurs forestiers. Lui et moi l’avons mâchouillé pendant deux jours. Nous avons fait fondre de la neige pour avoir de l’eau, ainsi, au moins, nous pouvions étancher notre soif. Après trois jours, nous avons trouvé des chevaux gelés dans la forêt. Les partisans les avaient emmenés avec eux lors du soulèvement, mais, comme ils ne pouvaient pas les nourrir, ils les avaient laissés mourir de froid. La viande de cheval était un grand luxe. Les villageois apportaient souvent des pommes de terre aux réfugiés – qu’ils leur vendaient à prix d’or – et ils nous avaient aussi fourni une marmite en acier dans laquelle nous pouvions faire cuire des aliments sur un feu que nous allumions à l’intérieur du bunker et qui était aussi notre seule source de chaleur. Les femmes cuisinaient une fois par jour et tout le monde avait droit à une petite portion de nourriture.

Non loin de là se trouvait un grand bunker qui servait de quartier général à l’unité militaire des partisans. L’un des leurs, qui était médecin, nous a mis en garde contre les dangers du typhus et nous a recommandé de ne pas boire de la neige fondue, impropre à la consommation. Nous sommes sortis pour explorer les alentours et nous avons trouvé plusieurs autres bunkers abritant des Juifs, éparpillés dans la forêt, à environ 15 minutes de marche les uns des autres. Après quelques jours de chaos, des règles ont dû être établies pour faciliter la cohabitation de tant de personnes et un chef, Frankl, de Prešov, a été choisi pour représenter tous les Juifs. Un certain nombre de corvées ont été décidées, dont celle de se rendre trois fois par jour jusqu’à un ruisseau, situé à 15 minutes de marche du bunker, afin de rapporter de l’eau pour faire cuire les aliments et pour boire.

Comme mon père n’était pas là, tout retombait sur moi. Ma belle-mère, qui avait 38 ans à l’époque, a déclaré qu’elle et sa mère étaient trop âgées pour un travail aussi dur. Ivanko n’avait que 10 ans, aussi me revenait-il, à 14 ans, la responsabilité d’accompagner les hommes du bunker pour rapporter de l’eau et du bois pour la cuisine et le chauffage.

Nous étions encore en mesure de maintenir le contact avec les villageois et ils nous faisaient savoir quand les Allemands s’absentaient du village de façon prolongée, ce qui nous donnait le temps de venir nous ravitailler en pain, en pommes de terre et en pommes. C’est encore à moi qu’est revenue la corvée de faire ce trajet de trois heures avec les hommes, corvée qui a duré d’octobre à mars, tout au long d’un hiver particulièrement rigoureux. Je devais transporter les grosses charges de provisions sur mon dos. Ma belle-mère n’a jamais offert de me remplacer. Quand les autres personnes du bunker lui disaient sur un ton de reproche : « Vous devriez y aller à la place de cette enfant », son excuse était que, si les Allemands l’arrêtaient, son teint plus foncé que le mien désignerait clairement ses origines juives.

Lors de ma première expédition, je suis allée récupérer une couette en plume d’oie dans notre ancien appartement, afin de supporter les températures nocturnes qui étaient glaciales. Ma famille en a été enchantée, mais je n’ai jamais eu le plaisir d’en profiter. Ils se sont tous mis sous la couette sans faire de place pour moi. J’ai pleuré et demandé à ma vraie mère de me sauver. Les autres occupants du bunker étaient outrés du comportement de ma belle-mère et ils m’ont promis que, si nous survivions la guerre, ils mettraient mon père au courant de ce qui s’était passé.

Nous souffrions quotidiennement des poux, de la faim et du froid. Un matin, je suis partie comme d’habitude avec les hommes pour aller chercher de l’eau. Tous les jours, nous pouvions voir les traces de pas laissés dans la neige par les réfugiés de l’abri voisin, mais, ce matin-là, je n’ai vu que mon amie Alice, sortie d’un autre bunker plus éloigné, et aucune trace de pas. Les adultes avec lesquels je marchais ont dit : « Ils sont peut-être encore en train de dormir ». À midi, quand nous sommes sortis pour la deuxième fois, nous avons remarqué qu’il n’y avait toujours pas d’empreintes, aussi sommes-nous allés voir ce qui se passait. La scène qui nous attendait était la plus horrible que j’aie jamais vue : les portes du bunker étaient ouvertes et, trois mètres plus loin, gisaient les corps sans vie des familles qui y avaient vécu – 16 enfants, parents et grandsparents, sans doute abattus la veille au soir. Tous les corps étaient déjà recouverts de neige.

Pris de panique, nous avons couru vers le quartier général des partisans. Ils savaient que des groupes militaires opérant sous la direction de l’ancien général de l’Armée rouge, Andreï Vlassov, qui collaborait avec les Allemands, avaient commis beaucoup d’atrocités de ce genre et ils pensaient que, cette fois encore, ils en étaient sans doute responsables. Cela signifiait que nous avions des ennemis supplémentaires et nous comptions sur les partisans pour nous protéger. Parmi ceux-ci, on trouvait quelques Juifs qui ne révélaient pas leurs origines à cause du profond antisémitisme des membres slovaques de leur groupe. Ces Juifs clandestins sont venus nous voir dans nos bunkers. Ils voulaient nous aider et nous ont fourni des pistolets pour que nous nous protégions contre les forces de Vlassov, mais aucun des sept adultes de notre abri n’était formé au maniement des armes. Il a été décidé alors que deux hommes monteraient la garde tous les soirs. À la moindre alerte, l’un d’eux devait courir au quartier général pour chercher de l’aide. Cette période a été atroce.

The Slovak National Uprising

From Loss to Liberation

We made it to open space maybe an hour later. We weren’t even hungry due to the nervous pressure. We just kept on walking in the direction we had come from. I walked with Corporal Bystrický, also a Jewish soldier, who served at the outlook post like me. After an exhausting two-to-three-hour walk in the deep snow, our group arrived at Tři Vody, Three Waters. It is a confluence of three creeks, where three narrow roads also meet. There we found a sizable, slightly elevated wood stable; two or three steps led up to it. Since the door was unlocked, we walked in to sit down and rest.

The stable was already occupied by twenty-five to thirty partisan officers. We had been there with them, resting and talking, for maybe thirty minutes when, all of a sudden, we heard loud machine-gun shots very close to the cottage. At first we weren’t sure what was happening, but by looking through a small ventilation pipe we soon found out. We saw the Germans, who had followed our footsteps in the snow. A group of four or five of them were moving three machine guns on skis along the road, continuously firing parallel to the horse stable and the roads. There was no way out.

Some of the partisans in the stable jumped through the window and into the partly frozen creek. The Germans’ shots hit them all as they jumped out. We could see some of them fall through the ice. Some tried to run through another set of doors and into the dense forest that was only five metres away, across the narrow road. They were all hit, too, and died on the spot. Some twenty to twenty-five partisans and their officers were killed.

Corporal Bystrický and I both thought: why should we run into certain death? Let them come here and shoot us. One half of the door that faced the road was partly open, so we could see the dead bodies piled up near the doors and windows. Resistance seemed useless; death seemed inevitable. The shooting stopped, but we sat on the floor and waited. It was just the two of us, waiting inside the stable for the Germans to come and open fire. But they never came.

Alone in the Storm

Flowers and Forced Labour

Miklós Horthy, the Regent of Hungary, made his declaration of intent to make peace with the Allied forces, including the Soviet Union. That same day, the fascist Arrow Cross Party, with the support of the Nazi relgime, seized power in a coup. Instead of returning to his unit, George went into hiding.

Everything was in chaos. Lieutenant Ujvary called me into his office and said, “My boy, I am sorry to say that you have to pack your repair shop into boxes – everything. The unit is going far away. If you have some plans in your head, talk to Private Jozsi Denes, a gypsy soldier, and have some money ready. I wish you good luck, and if we survive this unfortunate and terrible war, we will celebrate together. What I have told you is confidential.” I shook his hand and replied, “Thank you very much, and I wish you good luck as well. You have been a real gentleman. Take care, and God bless you.”

I understood what Ujvary meant. I told Tibor and eight other close friends that I was planning an escape because, in view of the takeover of the government, the unit would almost certainly soon be forced to go to Germany to work for the war effort, and I asked them to join me. I told them we would have to pay somebody a bribe to look the other way while we escaped. We managed to put together some money that our families had given us.

The next evening, I asked Jozsi, the guard, to come to the repair shop so I could adjust the heels on his boots. I revealed our plan to him and asked for his cooperation. I gave him the money we had collected, an amount he was content with. According to our plan, he would be on duty during the morning at the side entrance, a fence of wood planks. He said he would intentionally “look the other way” for ten minutes. This would be sufficient time for the ten of us to escape by moving away a loose plank.

Everything was set. I put my repair equipment into boxes and left all my clothes hanging from the nails. At 5:00 the next morning, we left the room quietly. Jozsi was there, as he had said he would be. I was the last one to go through the fence. One of my legs was outside the fence when a German army unit, made up of about fifty soldiers, passed by. I pretended I was repairing the broken fence. The soldiers glanced at me but did not stop. In the last seconds of the ten-minute reprieve, I made it outside. What a close call!

I removed the yellow band from my arm and bid farewell to my friends. With money in hand, I boarded the first streetcar that came by. Luckily, it was almost empty and the elderly conductor did not seem to care who I was.

When I came back to Budapest after the war, I was saddened to learn that none of the friends with whom I had escaped survived the war.

Seul dans la tourmente

De Bouquets et Travaux forcés

Miklós Horthy, le régent de la Hongrie, a déclaré qu’il avait l’intention de demander la paix aux Alliés et à l’Union soviétique. Le jour même, le parti fasciste des Croix fléchées, avec l’appui du régime nazi, a usurpé le pouvoir par un coup d’État. Au lieu de réintégrer son unité, George est entré en clandestinité.

C’était le chaos. Le lieutenant Ujvary m’a convoqué dans son bureau et m’a dit : « Mon garçon, je suis désolé de te dire que tu dois emballer ton atelier de réparations dans des boîtes – tout. Notre unité est sur le point de partir. Si tu as des projets, parles-en au deuxième classe Jozsi Denes, le Tsigane, et procure-toi de l’argent. Je te souhaite bonne chance et, si nous survivons à cette maudite guerre, nous fêterons ça ensemble. Ce que je t’ai dit est confidentiel. » Je lui ai serré la main et j’ai répondu : « Je vous remercie et vous souhaite bonne chance aussi. Vous avez su être droit et intègre. Que Dieu vous garde. »

J’ai compris le message d’Ujvary. J’ai révélé à Tibor et à huit autres proches amis que j’envisageais de m’enfuir car, vu la prise de pouvoir du gouvernement, l’unité serait presque certainement obligée de partir prochainement en Allemagne pour travailler à l’effort de guerre. Je leur ai ensuite demandé de se joindre à moi. Je leur ai dit que nous aurions à payer une sentinelle qui accepte de fermer les yeux sur notre évasion. Nous nous sommes arrangés pour réunir le peu d’argent que nos familles nous avaient donné.

Le lendemain soir, j’ai demandé à Jozsi, le soldat de garde, de venir me voir à l’atelier afin que j’ajuste les talons de ses bottes. Je lui ai dévoilé notre plan et lui ai demandé sa coopération. Je lui ai donné l’argent que nous avions réuni dont la somme a semblé lui plaire. Notre plan comptait sur le fait qu’il montait la garde le matin, à l’entrée secondaire dont la clôture était en planches de bois. Il a dit qu’il regarderait intentionnellement dans l’autre sens pendant 10 minutes. Ce délai serait suffisant pour nous échapper tous les dix en déplaçant une planche mal ajustée de la clôture.

Tout était réglé. J’ai placé mon matériel de réparations de chaussures dans des boîtes et j’ai laissé tous mes vêtements suspendus à leurs clous. À 5 heures le lendemain matin, nous avons quitté la pièce en silence. Jozsi était présent, comme convenu. J’ai été le dernier à passer la clôture. Une de mes jambes était à l’extérieur de la palissade quand un détachement de l’armée allemande d’environ 50 soldats a fait son apparition. J’ai immédiatement fait semblant d’être en train de réparer la clôture endommagée. Les soldats m’ont jeté un coup d’oeil, mais ne se sont pas arrêtés. Quelques secondes à peine avant l’échéance des 10 minutes, j’ai pu me dégager et fuir. Je l’avais échappé belle !

J’ai fait glisser le brassard jaune de mon bras et dit adieu à mes amis. Mon argent à la main, je suis monté dans le premier tramway qui passait. Heureusement, il était presque vide et le conducteur, un vieil homme, n’a pas semblé se soucier de qui j’étais.

Quand je suis revenu à Budapest après la guerre, j’ai été attristé d’apprendre qu’aucun des amis avec lesquels je m’étais échappé n’avait survécu.

Knocking on Every Door

The Gathering Storm

November 9, 1938, was the infamous night now known as Kristallnacht. This supposedly spontaneous demonstration against Jews in all the Nazi-occupied lands was, in reality, carefully planned. The world was shocked by the vicious display of hatred and violence, and there were protests from the free world. England subsequently offered a haven for Jewish children called the Kindertransport. Our son Milan and his cousin Harry, both only four years old, were registered to go but we changed our minds about letting such small children go and took them off the list.

Many Germans were shocked by the destruction and brutality as well and the Nazis realized that such an event should not be repeated — at least not under public scrutiny. Some people didn’t approve when they saw a kindly neighbourhood merchant being beaten up, but there were others who felt that it should be done, but out of the public view. The latter was the official belief that the Nazis held until the end.

Not long after Arnold and I were married, he had opened a jewellery store in partnership with my brother Erna. Before Christmas 1938, my husband decided to close the jewellery business in Prague and sold it for next to nothing to the brother of his friend, Cenek Sykora. The transfer took effect on January 1, 1939. Arnold made this decision on the spur of the moment after an incident with a beggar. Arnold had regularly maintained the practice of distributing alms from the store on Fridays. On this particular occasion, the beggar insolently demanded more. In response, Arnold calmly and silently slid the money back into the drawer. The beggar went to the store entrance and screamed into the busy street that the Jew was beating him. A big crowd gathered, but fortunately, some police officers who knew my husband picked up the beggar and quickly ended the whole incident. But to Arnold, this was another clear sign that times were changing and that what was left of the republic would not last much longer….

At the end of February 1939, Arnold sent my brother Vilda, who was a lawyer and not married, to Switzerland to arrange some money matters for him — Arnold had sent money and jewellery out of the country through people who were paid twenty-five cents for every dollar they smuggled out. Vilda was to wait in Switzerland to receive that money from the couriers and then deposit it in a Swiss bank. When my brother called to say that he was coming home because everything had been accomplished, Arnold told him to stay a few more days. He was lucky — a few days later, on March 15, 1939, the Nazis occupied Czechoslovakia. At least one of us was in the free world.

The day that the last remaining island of democracy in Central Europe disappeared was depressing and unforgettable. It confirmed that my husband had been right in his efforts to leave. “Go anywhere,” he would tell people, “go as far as possible.”

On that terrible Wednesday, March 15, 1939, Andulka woke me up at six in the morning and told me that Hitler’s troops were on their way to Prague. We got up and I asked her to pack a suitcase for my husband and me. The nanny was to pack a suitcase for the children. Without discussion, we decided to go to my parents….

We had left our home in such a hurry that we hadn’t even had a chance to tell my parents that we were coming. It’s interesting to see how our family’s sense of togetherness immediately came into play. Our car was parked in front of my parents’ building and an hour later, my brother arrived with his wife, Hilda, and their baby, Eva. Erna and Hilda had gotten married on October 28, 1937, and their first daughter, Eva, was born a year later on October 29, 1938. We had all instinctively gathered there, without having called each other first. From that day on, we lived in my parents’ apartment on 18 Celetná Street, in the centre of Prague — it was upstairs from the jewellery store that Arnold had owned. As soon as we arrived, Arnold left the house to try to get exit visas for all of us. He came back that afternoon, discouraged because he had only managed to secure one exit visa — for himself….The exit visa was valid for ten days, but in the end he had to let it expire because he wouldn’t leave without the rest of the family.

Frapper à toutes les portes

Le ciel s’assombrit

La tristement célèbre Kristallnacht est survenue le 9 novembre 1938. Cette manifestation prétendument spontanée contre les Juifs dans tous les territoires occupés par les nazis avait en réalité été soigneusement planifiée. Le monde entier s’est indigné devant un tel déferlement de haine et de violence, et les protestations ont fusé de toutes parts. Quelques semaines plus tard, la Grande-Bretagne a offert refuge à des enfants juifs, une initiative humanitaire appelée Kindertransport. Notre fils Milan et son cousin Harry, tous deux âgés de 4 ans à peine, avaient été inscrits sur une liste, mais l’idée de laisser partir de si jeunes enfants nous a fait changer d’avis.

Beaucoup d’Allemands ayant également réprouvé ces mesures si destructrices, si violentes, les nazis ont compris qu’ils devaient empêcher un tel événement de se reproduire – du moins publiquement. Si certaines personnes s’opposaient aux mauvais traitements infligés à un sympathique marchand du voisinage, d’autres estimaient que cela devait se faire, mais à l’insu du monde. Cette dernière position constituerait la politique officielle des nazis jusqu’à la fin.

Peu après notre mariage, Arnold avait ouvert une bijouterie avec mon frère Erna. Avant Noël 1938, mon mari a néanmoins décidé de fermer le commerce à Prague et l’a vendu pour presque rien au frère d’un de ses amis, Cenek Sykora. Le transfert de propriété a eu lieu le 1ᵉʳ janvier 1939. Cette décision s’est imposée d’elle-même à la suite d’un incident avec un mendiant. Mon mari donnait régulièrement des aumônes le vendredis. Un jour, le mendiant en question en a insolemment demandé davantage. Pour toute réponse, Arnold a calmement et silencieusement remis l’argent dans son tiroir. Le mendiant est alors allé à la porte du magasin et s’est mis à crier aux passants que le Juif était en train de le battre. Une foule a commencé à s’amasser devant l’entrée. Mais, heureusement, des policiers qui connaissaient mon mari ont emmené le mendiant et mis fin à l’incident sans tarder. Pour Arnold, toutefois, cet épisode indiquait clairement, une fois encore, que les temps changeaient : ce qui subsistait de la République ne durerait pas bien longtemps....

À la fin du mois de février 1939, Arnold a envoyé en Suisse mon frère Vilda, avocat célibataire, pour qu’il s’occupe de certaines transactions financières en son nom – Arnold avait fait sortir de l’argent et des bijoux du pays par des gens qui recevaient 25 cents pour chaque dollar passé. Vilda devait attendre en Suisse que les passeurs lui remettent l’argent qu’il devait ensuite déposer dans une banque du pays. Lorsqu’il nous a téléphoné pour nous dire qu’il avait accompli sa tâche et qu’il rentrait chez nous, Arnold lui a demandé de rester sur place encore un peu. Vilda a eu de la chance : quelques jours plus tard, le 15 mars 1939, les nazis ont occupé la Tchécoslovaquie. Au moins l’un d’entre nous se trouvait dans le monde libre.

Impossible d’oublier ce jour déprimant où l’Europe centrale a vu disparaître sa dernière oasis de démocratie. Mon mari avait eu raison d’envisager la fuite : « Partez n’importe où, disait-il aux gens, partez aussi loin que possible ».

En ce terrible mercredi 15 mars 1939, Andulka est venue me réveiller à 6 heures du matin pour me dire que les troupes d’Hitler étaient en route vers Prague. Nous nous sommes levés et nous lui avons demandé de préparer une valise pour mon mari et moi. La gardienne d’enfants s’occuperait de la leur. Sans même en discuter, nous avons décidé de nous rendre chez mes parents....

Nous étions si pressés de quitter la maison que nous n’avons même pas eu le temps de prévenir mes parents de notre arrivée. Il est intéressant de voir comment l’esprit de famille s’est immédiatement mis en action. Nous avons garé notre voiture devant leur immeuble et, une heure plus tard, mon frère est arrivé avec sa femme, Hilda, et leur bébé, Eva (Erna et Hilda s’étaient mariés le 28 octobre 1937 et leur première fille, Eva, était née un an plus tard, le 29 octobre 1938). Sans nous consulter, nous nous étions tous réunis là, d’instinct. À partir de ce jour, nous sommes restés dans l’appartement de mes parents au 18, rue Celetná, en plein coeur de Prague – ils vivaient au-dessus de la bijouterie qu’Arnold avait naguère possédée. Sans tarder, mon mari a quitté l’appartement afin d’obtenir un visa de sortie pour chacun de nous. Il est revenu dans l’après-midi, découragé, n’ayant pu se procurer qu’un visa – pour lui-même. Il l’avait payé 50 000 korun, ce qui n’était pas grand-chose. À cette époque, le taux de change avait chuté d’environ 30 à 600 korun pour un dollar américain. Le document ne lui avait donc coûté qu’environ 83 dollars. Le visa était valable dix jours, mais il a dû le laisser expirer car il ne serait jamais parti sans le reste de la famille.

The Aktion

A Lasting Legacy

And then came the bloody day of October 28, 1942, which I will never forget for as long as I will live. It was a beginning in my life and the day that I changed from a child to a serious man who survived four years in many concentration camps, and who survived only with the thought of revenge on the bloody German murderers.

Now I will describe that one day:

We got up that morning to go to work, when all of sudden we heard our mother screaming as she looked through the window (our window was facing outside of the ghetto). We all ran to look and we saw what we had been afraid of for quite a while. The ghetto was surrounded by SS troops specially trained for “liquidations” (killings) of Jews. What the word Aktion means we now know very well. It means hundreds of dead people and thousands taken for transport to an unknown destination (later on we found out that the unknown destination was the crematoria in Bełżec, Treblinka, Majdanek and many others, where we lost millions of our brothers).

You have to forgive me, dear uncle, for the chaos in my writing, but when I start to remember the horrible times, then I can write only the way that I remember. Well, let us continue.

We are sitting and huddling together in one room, because we’re not allowed to go out, and listening to any noises coming from outside where, in the meantime, it was very quiet (quiet before the storm). Mother is crying very quietly; she knows that something very terrible is coming. We are trying to assure her that everything will be okay. I felt like a grown-up person, although I was only sixteen years old.

Our thoughts were with you in far-away Palestine, where most likely you had no idea what was going on here.

All of sudden, we start to hear a few shots and then a whole volley. It had started! We hear crying, yelling, moaning, and we know for sure that there must be many dead. Mother is crying together with our small cousin, who was living with us with his mother, Aunt Sally.

Then we hear heavy steps of the SS coming to our door. They are here! We are sitting together hugging each other, waiting for something terrible to happen. Then, the steps stopped right in front of our door ... a big bang and they are in. Sadistic faces with sadistic smiles slowly coming toward us.

One of them gives a yell: “Now I’ll deal with these damn Jews!”

One of the beasts started to beat my dearest mother. Then something snapped in me. Blindly, and with the most hate I could muster to the animal who could raise a hand to my mother, I threw myself on him with the fist. Me, a sixteen-year-old boy, trying to fight the big German.

I can still hear his sadistic laugh together with my mother’s scream. Then I felt a blow to my head and I lost consciousness. I was left for dead. They left me bleeding on the floor. In the evening, a few of the boys, who were working in the Gestapo headquarters (cleaning the toilets), found me on the floor. They said that I was very lucky (lucky, who in few minutes had lost everybody). I did not cry. I swore to myself that if I survive, I will seek revenge.

L'Aktion

Souvenez-vous

Puis est arrivée la journée sanglante du 28 octobre 1942, qui restera gravée dans ma mémoire aussi longtemps que je vivrai. Cette date a marqué un tournant dans ma vie, car c’est le jour où je suis passé de l’enfance à l’âge d’homme, un homme au tempérament sérieux et réfléchi qui allait survivre à quatre années de détention dans de nombreux camps de concentration avec pour seule motivation de prendre sa revanche sur les Allemands assassins et sanguinaires.

Je vais maintenant vous raconter cette journée.

Ce matin-là, nous nous sommes levés pour aller travailler, quand tout à coup nous avons entendu notre mère crier alors qu’elle regardait par la fenêtre (qui était orientée vers l’extérieur du ghetto). Nous avons tous accouru pour jeter un œil et avons vu ce que nous redoutions depuis un certain temps : le ghetto était cerné de troupes SS spécialement formées à la « liquidation » (l’assassinat) de Juifs. Aujourd’hui, nous connaissons très bien la signification du mot Aktion. Il est synonyme de centaines de morts et de milliers de personnes emmenées vers une destination inconnue (plus tard, nous allions découvrir que ces destinations inconnues étaient en fait les crématoires de Belzec, Treblinka, Majdanek et bien d’autres encore, où nous avons perdu des millions de nos frères).

Veuillez pardonner, cher oncle, mes propos confus, mais lorsque je commence à me remémorer ces terribles moments, je peux seulement écrire mes souvenirs comme ils me reviennent. Bref, poursuivons.

Nous sommes assis et blottis les uns contre les autres dans une pièce, car nous n’avons pas le droit de sortir, et nous sommes à l’affût de tout bruit provenant de l’extérieur, où, en même temps, tout est très calme (le calme avant la tempête). Maman pleure très discrètement ; elle sait que quelque chose de particulièrement affreux va se produire. Nous essayons de la persuader que tout ira bien. Je tentais de me comporter en adulte, bien qu’ayant à peine 16 ans.

Nous pensions à vous qui, dans la lointaine Palestine, n’aviez probablement aucune idée de ce qui se passait ici.

Tout à coup, quelques coups de feu se font entendre, puis toute une salve. L’Aktion avait débuté ! Nous entendons des cris, des hurlements, des gémissements, et nous savons avec certitude qu’il doit y avoir beaucoup de morts. Maman pleure, comme notre petit cousin ; sa mère, tante Sally, et lui vivaient avec nous.

Puis nous entendons les pas lourds des SS qui se rapprochent. Ils sont là ! Nous sommes assis ensemble et nous nous serrons les uns contre les autres, dans l’attente que quelque chose de terrible se produise. Les pas s’arrêtent ensuite juste devant notre porte… Un grand boum et ils sont à l’intérieur, devant nous. Ces visages cruels aux sourires sadiques s’avancent lentement vers nous.

L’un d’entre eux se met à hurler : « Maintenant, je vais m’occuper de ces sales Juifs ! »

Une de ces brutes a commencé à frapper ma mère chérie. J’ai été soulevé d’indignation : mû par toute la haine que je ressentais envers cet animal qui osait lever la main sur ma mère, je me suis jeté aveuglément sur lui, les poings en avant. Moi, un garçon de 16 ans, attaquant le grand Allemand !

J’entends encore son rire mauvais qui se mêle aux cris de ma mère. C’est alors que j’ai ressenti un coup à la tête et que j’ai perdu connaissance. J’ai été laissé pour mort, gisant à terre, en sang. Le soir, quelques-uns des garçons employés à nettoyer les toilettes au quartier général de la Gestapo m’ont trouvé étendu par terre. Ils m’ont raconté que j’avais eu beaucoup de chance (j’avais beaucoup de chance, moi, celui qui en quelques minutes avait perdu tous les siens…). Je n’ai pas pleuré. Je me suis juré que, si je survivais, je me vengerais. Eh bien, j’ai survécu, mais je n’ai pas encore assouvi ma vengeance.

L’Album de ma vie, Ann Szedlecki

Ann Szedlecki adorait les films hollywoodiens. Âgée de quatorze ans lorsque les nazis ont envahi la Pologne, elle a fui en Union soviétique avec son frère et passé six années en Sibérie, affrontant la solitude, la faim, le travail forcé, mais appréciant aussi des moments de chaleur humaine et d’amitié. Dans ses mémoires, empreints de sensibilité, de tristesse, mais aussi d’humour, Ann reconstruit avec tendresse son enfance dans le Lodz d’avant-guerre et nous offre une description fascinante et complexe de sa survie en URSS. Le lecteur est touché par sa détermination et sa pudeur. Riches en détails et en observations émouvantes, ses mémoires rendent de belle manière les vicissitudes de la vie d’une jeune femme aux prises avec des événements historiques majeurs.

Préface de Naomi Azrieli

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En bref
Pologne; Union soviétique
Fuite
Camps de travaux forcés (Sibérie)
Immigration au Canada en 1953
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Français

288 pages

Médaille d’or décernée lors des Moonbeam Children’s Book Awards en 2009

À propos de l'autrice

Photo of Ann Szedlecki

Ann Szedlecki (née Chana Frajlich) a vu le jour à Lodz (Pologne) en 1925. Au retour de la guerre, elle a découvert que tous les membres de sa famille avaient péri. En 1950, elle s’est mariée et s’est installée en Israël, puis en 1953, elle a immigré à Toronto. Ann Szedlecki est décédée en 2005.

Memories from the Abyss/But I Had A Happy Childhood, William Tannenzapf, Renate Krakauer

Strong, savvy and intelligent, William Tannenzapf never wavers in his determination to survive and save his wife and baby girl from the clutches of evil gripping his hometown of Stanisławów. Blond, blue-eyed and cherubic, Renate Krakauer was a “miracle baby” born as the world descended into war and soon surrounded by misery and death. Starving and enslaved, Tannenzapf entrusts his daughter to a Polish family so that little Renate can live in “childhood oblivion” – yet still under the eyes of her loving parents. Later reunited and thrown into the trials of refugee and immigrant life, Krakauer’s thoughtful observations provide fascinating insight into the perceptions and feelings of a child survivor and offer a poignant counterpoint to Tannenzapf’s adult reflections on the same events. This gripping volume offers the reader the rare opportunity to read survival stories from two members of the same family.

Introduction by Michael Brown

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En bref
William Tannenzapf :
Pologne
Travaux forcés
Clandestinité
Camp de personnes déplacées (Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1948
Renate Krakauer :
Pologne
Enfant en clandestinité
Camp de personnes déplacées (Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1948
Adaptation à la vie canadienne
Tranche d'âge recommandée
12+ , 14+
Langue
Anglais

176 pages

À propos de l'auteur

Photo of William Tannenzapf

William Tannenzapf est né en 1911 à Stanisławów (Pologne, aujourd’hui Ivano-Frankivsk en Ukraine), et sa fille, Renate, a vu le jour en mars 1941 dans la même ville, alors sous occupation nazie. La famille a immigré en 1948 au Canada, pour s’établir à Montréal puis à Toronto. William a travaillé chez Westinghouse Electric, à Hamilton en Ontario, où il a mené une brillante carrière d'ingénieur électricien, mettant notamment au point de nouvelles technologies pour lesquelles il a obtenu plusieurs brevets. William Tannenzapf est décédé en 2011. Renate Krakauer s'est établie à Toronto, où elle a travaillé successivement dans le secteur pharmaceutique, l'éducation pour adultes et les ressources humaines. Elle a écrit et publié un livre, ainsi que plusieurs nouvelles et essais.

À propos de l'autrice

Photo of Renate Krakauer

Renate Krakauer est née en 1941 à Stanisławów en Pologne (aujourd’hui Ivano-Frankivsk en Ukraine). En 1948, Renate et les siens ont immigré à Toronto où elle a obtenu un maîtrise ainsi qu’un doctorat, et exercé diverses professions. Renate a rédigé et publié un livre, ainsi que plusieurs essais et nouvelles. Elle vit à Toronto.

Souvenirs de l’abîme/Le Bonheur de l’innocence, William Tannenzapf, Renate Krakauer

William Tannenzapf est déterminé à survivre et à sauver sa femme et leur bébé des griffes des nazis. Renate, le « bébé miraculé », est née alors que le monde sombrait dans la guerre. Affamé, réduit en esclavage, il confie sa fille à une famille polonaise pour qu’elle vive dans l’« innocence de l’enfance ». Plus tard, parents et enfant sont réunis et jetés dans les tourments de la vie de réfugiés puis d’immigrés dont Renate Krakauer offre un aperçu fascinant de son point de vue d’enfant survivant. Ses descriptions sont un contrepoint émouvant aux réflexions d’adulte de son père sur les mêmes événements. Cet ouvrage offre ainsi au lecteur l’opportunité rare de lire les récits de survie de deux membres d’une même famille.

Préface de Michael Brown

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En bref
William Tannenzapf :
Pologne
Travaux forcés
Clandestinité
Camp de personnes déplacées (Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1948
Renate Krakauer :
Pologne
Enfant en clandestinité
Camp de personnes déplacées (Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1948
Adaptation à la vie canadienne
Tranche d'âge recommandée
12+ , 14+
Langue
Français

192 pages

À propos de l'auteur

Photo of William Tannenzapf

William Tannenzapf est né en 1911 à Stanisławów (Pologne, aujourd’hui Ivano-Frankivsk en Ukraine), et sa fille, Renate, a vu le jour en mars 1941 dans la même ville, alors sous occupation nazie. La famille a immigré en 1948 au Canada, pour s’établir à Montréal puis à Toronto. William a travaillé chez Westinghouse Electric, à Hamilton en Ontario, où il a mené une brillante carrière d'ingénieur électricien, mettant notamment au point de nouvelles technologies pour lesquelles il a obtenu plusieurs brevets. William Tannenzapf est décédé en 2011. Renate Krakauer s'est établie à Toronto, où elle a travaillé successivement dans le secteur pharmaceutique, l'éducation pour adultes et les ressources humaines. Elle a écrit et publié un livre, ainsi que plusieurs nouvelles et essais.

À propos de l'autrice

Photo of Renate Krakauer

Renate Krakauer est née en 1941 à Stanisławów en Pologne (aujourd’hui Ivano-Frankivsk en Ukraine). En 1948, Renate et les siens ont immigré à Toronto où elle a obtenu un maîtrise ainsi qu’un doctorat, et exercé diverses professions. Renate a rédigé et publié un livre, ainsi que plusieurs essais et nouvelles. Elle vit à Toronto.

If Only It Were Fiction, Elsa Thon

Strong-willed and ambitious, sixteen-year-old Elsa Thon is working as a photographer’s apprentice when the Nazis occupy her town of Pruszków, Poland, in 1939. Every ounce of her will and ingenuity is called into play as she moves from ghetto to ghetto, throws in her lot with a Zionist youth group and is recruited by the Jewish underground. Despite her deep belief that destiny is determining her fate, Elsa faces every fraught situation with self-possession and maturity. A vivid and beautifully written coming-of-age story, If Only It Were Fiction is enriched by Elsa’s family tradition of storytelling and her unerring eye for detail.

Introduction by Sylvia Vance

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En bref
Pologne
Ghettos de Varsovie et de Cracovie
Résistance
Fausse identité
Camps de travaux forcés
Israël d’après-guerre; Argentine
Immigration au Canada en 1980
Tranche d'âge recommandée
16+
Langue
Anglais

304 pages

À propos de l'autrice

Photo of Elsa Thon

Elsa Thon est née en 1923 à Pruszków (Pologne). Après la guerre, elle a épousé Mayer Thon avec qui elle s’est installée en Israël en 1948. Ils ont immigré en Argentine en 1955, où Elsa a travaillé dans un studio de photographie et a élevé ses enfants. En 1980, Elsa et Mayer se sont établis à Toronto pour se rapprocher de leur famille. Les mémoires d'Elsa ont également été publiés en espagnol et en polonais. Elsa Thon est décédée en 2019.

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Que renaisse demain, Elsa Thon

Ambitieuse et volontaire, Elsa Thon, 16 ans, travaille comme apprentie photographe dans sa ville natale, Pruszków, en Pologne, lorsque les nazis envahissent son pays en 1939. Elle mobilisera toute son intelligence et son énergie durant les terribles années d’occupation, durant lesquelles elle ira de ghetto en ghetto, rejoindra un mouvement de jeunesse sioniste et sera recrutée par la Résistance juive. Elsa Thon affrontera les multiples dangers avec une maturité hors du commun. Récit du passage de l’enfance à l'âge adulte, Que renaisse demain s’enrichit d’un art de conter hérité de la tradition familiale.

Préface de Sylvia Vance

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Pologne
Ghettos de Varsovie et de Cracovie
Résistance
Fausse identité
Camps de travaux forcés
Israël d’après-guerre; Argentine
Immigration au Canada en 1980
Tranche d'âge recommandée
16+
Langue
Français

336 pages

À propos de l'autrice

Photo of Elsa Thon

Elsa Thon est née en 1923 à Pruszków (Pologne). Après la guerre, elle a épousé Mayer Thon avec qui elle s’est installée en Israël en 1948. Ils ont immigré en Argentine en 1955, où Elsa a travaillé dans un studio de photographie et a élevé ses enfants. En 1980, Elsa et Mayer se sont établis à Toronto pour se rapprocher de leur famille. Les mémoires d'Elsa ont également été publiés en espagnol et en polonais. Elsa Thon est décédée en 2019.

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From Generation to Generation, Agnes Tomasov

Hiding from the Nazis in the forests of Slovakia’s Low Tatra Mountains in the fall of 1944, in constant danger from the Germans occupying nearby villages, fourteen-year-old Agnes Grossmann and her family make the daring decision to escape high into the mountains and hike along treacherous ice-covered peaks to safety. Twenty-four years later, Agnes Tomasov – now married with two children – finds herself on the run from post-war Czechoslovakia’s Communist regime and defects to Canada with her family, carrying only what they can fit in two suitcases. Her sweeping memoir of life under two totalitarian regimes is an extraordinary and inspiring tale of courage, love and hope in the face of tragedy. Imbued with the author’s warmth, unflagging resilience and determined independence, From Generation to Generation is a true testament to the strength of the human spirit.

Introduction by Harold Troper

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Slovaquie
Clandestinité
Tchécoslovaquie d’après-guerre
Vie en pays communiste
Immigration au Canada en 1968
Adaptation à la vie canadienne
Épouse de Joseph Tomasov, publié dans la Collection Azrieli
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Anglais

240 pages

Médaille d’argent 2011 décernée lors des Independent Publisher Book Awards en 2011

À propos de l'autrice

Photo of Agnes Tomasov

Agnes Tomasov est née le 16 juin 1930 à Bardejov (Slovaquie). En 1968, elle, son mari et leurs deux enfants ont fui le régime communiste tchécoslovaque pour venir au Canada, où ils se sont installés à Toronto.

De génération en génération, Agnes Tomasov

En 1944, Agnes Grossman, adolescente tchécoslovaque, s’est réfugiée avec sa famille dans les forêts des Basses Tatras pour échapper aux nazis. Mais, devant l’avancée des Allemands, la famille tente l’impossible : fuir l’occupant en franchissant des sommets montagneux escarpés et enneigés. Plus tard, Agnes Tomasov, mariée et mère de famille, est à nouveau en fuite pour échapper au régime communiste en Tchécoslovaquie. Avec sa famille, elle trouve asile au Canada. Ses mémoires témoignent de la vie sous deux régimes totalitaires et nous interpellent par le caractère exceptionnel des situations évoquées et par le courage nécessaire pour résister à la barbarie environnante.

Préface de Harold Troper

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Slovaquie
Clandestinité
Tchécoslovaquie d’après-guerre
Vie en pays communiste
Immigration au Canada en 1968
Adaptation à la vie canadienne
Épouse de Joseph Tomasov, publié dans la Collection Azrieli
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Français

264 pages

Médaille d’argent 2011 décernée lors des Independent Publisher Book Awards en 2011

À propos de l'autrice

Photo of Agnes Tomasov

Agnes Tomasov est née le 16 juin 1930 à Bardejov (Slovaquie). En 1968, elle, son mari et leurs deux enfants ont fui le régime communiste tchécoslovaque pour venir au Canada, où ils se sont installés à Toronto.

From Loss to Liberation (Traduction française à venir), Joseph Tomasov

Le soulèvement national slovaque de l'automne 1944, bien qu'il ait mis la vie de Joseph Tomasov en péril, a permis sa survie au génocide. Constamment ciblé par les persécutions nazies et slovaques, Joseph n'a pour seule issue que de s'engager dans la Résistance et faire face aux dangers de la vie clandestine, jusqu'à sa libération en 1945. Dix ans plus tard, alors qu'il a fondé une famille, la vie de Joseph est de nouveau bouleversée quand il est arrêté par le régime communiste tchécoslovaque et qu'il encourt une peine de vingt-cinq ans d'emprisonnement. Après avoir reconstruit sa vie, Joseph et sa famille font alors face à une autre menace et il est contraint de trouver son propre chemin vers la liberté. From Loss to Liberation est l'histoire poignante d'un jeune homme qui n'abandonne jamais et qui finit par réaliser ses espoirs et ses rêves au Canada.

Préface de Nina Paulovicova

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Slovaquie
Camp de travaux forcés
Résistance
Soulèvement national slovaque
Tchécoslovaquie d’après-guerre
Emprisonné par le régime soviétique après la guerre
Immigration au Canada en 1968
Époux d’Agnes Tomasov, publié dans la Collection Azrieli
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Anglais

216 pages

À propos de l'auteur

Photo of Joseph Tomasov

Joseph Tomasov est né le 25 mai 1920 à Trstená (Slovaquie). Après la guerre, il a obtenu un diplôme d’ingénieur de l’Université Charles de Prague. Joseph a émigré au Canada avec sa femme Agnes et leurs deux enfants en novembre 1968, suite à l’invasion de la Tchécoslovaquie par les Soviétiques. Joseph est décédé en 2019.

Alone in the Storm, Leslie Vertes

In 1944, twenty-year-old Leslie Vertes escapes from a forced labour detail in Budapest and miraculously survives by assuming a false identity. About to taste freedom and security as the end of the war nears, his liberation is short-lived when he is caught by the new Soviet regime and sent for two years of back-breaking labour and captivity. While rebuilding his life and finding love, Leslie is once again threatened during the 1956 Hungarian uprising, and he must run for his life. Arriving in Canada with his family, Leslie finds hope again as he finally tastes true freedom.

Introduction by Christine Schmidt

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Hongrie
Travaux forcés
Fausse identité
Régime des Croix fléchées
Siège de Budapest
Camps de travaux forcés en Union soviétique après la guerre
Révolution hongroise de 1956
Immigration au Canada en 1957
Adaptation à la vie canadienne
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Anglais

192 pages

À propos de l'auteur

Photo of Leslie Vertes

Leslie Vertes est né en 1924 à Ajak (Hongrie). Il a immigré avec sa famille au Canada en 1957. Très engagé dans l’enseignement de l'histoire de l’Holocauste, Leslie a fait du bénévolat pour plusieurs organisations. Il a reçu en 2015 la Médaille de la paix du YMCA du Québec et le Prix du Gouverneur général pour l’entraide, en reconnaissance de son bénévolat et de sa contribution à la communauté. Leslie réside à Montréal.

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Seul dans la tourmente, Leslie Vertes

En 1944, le jeune Leslie Vertes, âgé de 20 ans, s’évade d’une unité de travaux forcés à Budapest et parvient à survivre sous une fausse identité. À l’issue de la guerre, alors qu’il pensait vivre libre et sans crainte, le nouveau régime soviétique l’envoie en captivité, le condamnant à des travaux éreintants. Leslie finit par reconstruire sa vie et rencontrer l’amour, jusqu’à ce que la révolution hongroise de 1956 le contraigne à fuir son pays. C’est en arrivant au Canada avec sa famille que Leslie découvre enfin l’espoir et le vrai goût de la liberté.

Préface de Christine Schmidt

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Hongrie
Travaux forcés
Fausse identité
Régime des Croix fléchées
Siège de Budapest
Camps de travaux forcés en Union soviétique après la guerre
Révolution hongroise de 1956
Immigration au Canada en 1957
Adaptation à la vie canadienne
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Français

208 pages

À propos de l'auteur

Photo of Leslie Vertes

Leslie Vertes est né en 1924 à Ajak (Hongrie). Il a immigré avec sa famille au Canada en 1957. Très engagé dans l’enseignement de l'histoire de l’Holocauste, Leslie a fait du bénévolat pour plusieurs organisations. Il a reçu en 2015 la Médaille de la paix du YMCA du Québec et le Prix du Gouverneur général pour l’entraide, en reconnaissance de son bénévolat et de sa contribution à la communauté. Leslie réside à Montréal.

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Knocking on Every Door, Anka Voticky

As Hitler’s army sweeps into Czechoslovakia in 1940, Anka Voticky, a twenty-five-year-old mother of two, her husband, Arnold, and her family flee halfway around the world to an unlikely refuge – the Chinese port of Shanghai. Estranged from all that is familiar, their security is threatened yet again when the Japanese occupying the city force the Jewish refugees into a ghetto. After the war, the Communist takeover of Czechoslovakia sends the Votickys on another harrowing journey out of Europe, this time to safety in Canada. Global in scope, Anka Voticky’s memoir provides a rare glimpse of the far-reaching impact of World War II. At the same time, Knocking on Every Door is an inspiring story of love, family commitment and Anka’s willingness to cross oceans in search of freedom and a better future for her children.

Introduction by Doris Bergen

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Tchécoslovaquie; Chine
Fuite
Ghetto de Hongkew à Shanghai (Chine)
Immigration au Canada en 1948
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Anglais

192 pages

À propos de l'autrice

Photo of Anka Voticky

Anka Voticky est née en 1913 dans la petite ville de Brandýs nad Labem, dans l’Empire austro-hongrois. En 1918, sa famille est partie à Prague (Tchécoslovaquie, aujourd’hui en République tchéque). En 1948, elle et les siens ont fui le régime communiste tchécoslovaque pour venir s’établir à Montréal. Anka est décédée en 2014 à l’âge de 100 ans.

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Frapper à toutes les portes, Anka Voticky

Tandis que l’armée d’Hitler fond sur la Tchécoslovaquie en 1940, Anka Voticky, son mari Arnold, ses enfants et sa famille trouvent un refuge inattendu à l’autre bout du monde : Shanghai. Leurs existences sont encore une fois menacées lorsque l’occupant japonais enferme les réfugiés juifs dans un ghetto. Au lendemain de la guerre, la prise de pouvoir communiste en Tchécoslovaquie force les Voticky à un autre voyage déchirant vers un lieu sûr, le Canada. Ces mémoires nous montrent l’impact international de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont aussi l’histoire d’une famille unie qui n’hésitera pas à traverser les océans pour assurer sa survie et un futur meilleur à ses enfants.

Préface de Doris Bergen

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Tchécoslovaquie; Chine
Fuite
Ghetto de Hongkew à Shanghai (Chine)
Immigration au Canada en 1948
Tranche d'âge recommandée
14+
Langue
Français

224 pages

À propos de l'autrice

Photo of Anka Voticky

Anka Voticky est née en 1913 dans la petite ville de Brandýs nad Labem, dans l’Empire austro-hongrois. En 1918, sa famille est partie à Prague (Tchécoslovaquie, aujourd’hui en République tchéque). En 1948, elle et les siens ont fui le régime communiste tchécoslovaque pour venir s’établir à Montréal. Anka est décédée en 2014 à l’âge de 100 ans.

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Carry the Torch/A Lasting Legacy, Sam Weisberg, Johnny Jablon

The turmoil of war and persecution pulls both Sam and Johnny to the Plaszow forced labour camp in Poland. In 1943, Johnny and Sam, only teenagers, quickly learn of the brutality of the new camp commandant, Amon Göth. By sheer luck, Sam becomes the commandant’s houseboy, a privileged, yet risky, position, and Johnny gets a job in the carpentry workshop, “useful” yet still living in constant fear. The young men both feel like they are walking a tightrope, where one wrong move can make them the target of Göth’s unpredictable volatility. Ultimately deported and on different trajectories, their experiences in Plaszow become an ever-present reminder that their fates can change in an instant. Carry the Torch and A Lasting Legacy are the different yet parallel stories of two men who, as the sole survivors of their immediate families, must find their own way after the war and decide whether to keep their histories in the past.

Introduction by Joanna Sliwa

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Sam Weisberg:
Pologne
Camp de travaux forcés de Plaszow; Camps de concentration
Marche de la mort
Camp de personnes déplacées, Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1959
Johnny Jablon:
Pologne
Camp de travaux forcés de Plaszow
Camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau
Marche de la mort
Camp de personnes déplacées, Autriche d’après-guerre)
Projet des orphelins de guerre
Immigration au Canada en 1948
Ressources éducatives disponibles: Activité Johnny Jablon
Tranche d'âge recommandée
16+
Langue
Anglais

256 pages

À propos de l'auteur

Photo of Sam Weisberg

Sam Weisberg (né Avraham Gajer) est né en 1927 à Chorzów (Pologne). Après la Libération, il a vécu au camp de personnes déplacées de Bergen-Belsen, où il a rencontré sa future femme, Rosa. Ils ont immigré à Toronto en 1959. Sam Weisberg est décédé en 2019.

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À propos de l'auteur

Photo of Johnny Jablon

Johnny (Ephroim) Jablon (né Jan Rothbaum) est né en 1926 à Cracovie (Pologne). Après la guerre, Johnny a vécu au camp de personnes déplacées de Bindermichl (Autriche). C’est en tant qu’orphelin de guerre qu’il a immigré en 1948 à Montréal, où il réside aujourd’hui.

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Passeur de mémoire/Souvenez-vous, Sam Weisberg, Johnny Jablon

En 1943, les aléas de la guerre et les persécutions ont conduit Sam Weisberg et Johnny Jablon au camp de Plaszow, en Pologne. Tout de suite, ils se retrouvent confrontés à la cruauté de son nouveau commandant, Amon Göth. Le hasard a voulu que Sam devienne le domestique de Göth, occupant un poste privilégié mais risqué, et que Johnny soit affecté à l’atelier de menuiserie où, malgré son statut de travailleur qualifié, il vit dans la peur permanente. Sam et Johnny empruntent ensuite des trajectoires divergentes, mais le souvenir de ce qu’ils ont subi à Plaszow leur rappelle constamment que tout peut se jouer en un instant. Passeur de mémoire et Souvenez-vous livrent les parcours différents et pourtant parallèles de deux hommes qui doivent se reconstruire après la guerre, et décider s’ils veulent ou non tirer un trait sur ce qu’ils ont vécu.

Préface de Joanna Sliwa

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Sam Weisberg:
Pologne
Camp de travaux forcés de Plaszow;
Camps de concentration
Marche de la mort
Camp de personnes déplacées, Allemagne d’après-guerre)
Immigration au Canada en 1959
Johnny Jablon:
Pologne
Camp de travaux forcés de Plaszow
Camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau
Marche de la mort
Camp de personnes déplacées, Autriche d’après-guerre)
Projet des orphelins de guerre
Immigration au Canada en 1948
Ressources éducatives disponibles: Johnny Jablon
Tranche d'âge recommandée
16+
Langue
Français

256 pages

À propos de l'auteur

Photo of Sam Weisberg

Sam Weisberg (né Avraham Gajer) est né en 1927 à Chorzów (Pologne). Après la Libération, il a vécu au camp de personnes déplacées de Bergen-Belsen, où il a rencontré sa future femme, Rosa. Ils ont immigré à Toronto en 1959. Sam Weisberg est décédé en 2019.

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À propos de l'auteur

Photo of Johnny Jablon

Johnny (Ephroim) Jablon (né Jan Rothbaum) est né en 1926 à Cracovie (Pologne). Après la guerre, Johnny a vécu au camp de personnes déplacées de Bindermichl (Autriche). C’est en tant qu’orphelin de guerre qu’il a immigré en 1948 à Montréal, où il réside aujourd’hui.

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