Le Programme des mémoires de survivants de l’Holocauste

Michael Kutz

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Né(e)
21 novembre 1930 Nieśwież, Pologne

Map of Mukacevo, Czechoslovakia

Immigré(e)
1948 Montréal

Presque enterré vivant, Michael Kutz, âgé de 10 ans, réchappe de justesse à l’escadron de la mort nazi responsable de l’exécution de 4000 Juifs dans sa ville natale. Guidé par les dernières paroles de sa mère et déterminé à survivre, il devient le plus jeune membre d’un groupe de résistants dans la forêt biélorusse. Après la guerre, Michael entame un périple qui aboutit au Canada, où il pourra enfin oublier les horreurs de son passé. Si, par miracle raconte l’histoire fascinante d’un garçon courageux en quête de liberté.

À propos de Michael

Michael Kutz est né le 21 novembre 1930 à Nieśwież, en Pologne (aujourd’hui Niasvij, en Biélorussie). Il est arrivé au Canada comme orphelin de guerre en 1948 et a vécu à Winnipeg avant de s’installer à Montréal au début des années 1950. Il s’est engagé auprès de divers organismes de bienfaisance venant en aide aux jeunes défavorisés, aux aînés et aux anciens combattants. Michael Kutz et sa femme, Pat, vivent à Montréal.

Photos et Objets

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    Tsalia, le frère aîné de Michael, vers 1940.

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    Ida Zaturensky Kutz, la mère de Michael, vers 1940.

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    Michael à l’âge de 13 ans dans sa ville natale après la Libération. Quatrième en partant de la gauche, il se tient devant les ruines de la synagogue principale de la ville avec le petit groupe des survivants de Niasvij. Vers 1944. Photo reproduite avec l’aimable autorisation de Yad Vashem.

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    Michael, au premier rang, deuxième en partant de la gauche, en compagnie d’un groupe de partisans juifs après la guerre. Lodz, autour de 1945.

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    Michael (premier rang, à droite) en compagnie des partisans. Łódź, vers 1945.

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    Michael, âgé de 15 ans, en compagnie d’une femme de la Beriha. Łódź, 1945.

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    Michael en compagnie d’amis partisans à Łódź, 1945.

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    Michael (à gauche) en compagnie d’un ami de la résistance juive. Italie, vers 1947

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    Michael à Turin, en Italie. 1947.

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    Michael, en train de défiler (à l’extrême droite de la photo). Photo prise dans le camp de personnes déplacées de Grugliasco, près de Turin, lors d’une manifestation, contre les mesures des autorités du mandat britannique en Palestine. 1947.

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    Michael (à droite) brandissant une pancarte pendant l’une des manifestations.

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    Michael arborant sa médaille alors qu’il servait en tant que Grand chancelier des Chevaliers de Pythias. Montréal, 1987.

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    Michael devant le Kotel, le Mur des Lamentations, avant sa bar mitsvah. Jérusalem, le 8 février 1990.

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    On entoure des tefillin autour du bras de Michael en vue de sa bar mitsvah. Jérusalem, 1990.

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    Michael, en compagnie de Rose Parker à Winnipeg, lors de la réunion du groupe qui avait fait le voyage jusqu’au Canada avec lui après la guerre. Rose était l’assistante sociale qui travaillait au service de la Société d’aide aux immigrants juifs qui l’avait placé chez la famille Glassman en 1948. Winnipeg, 2002.

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    La famille de Michael et Patricia Kutz lors de la bar mitsvah de leur petit-fils Rhys. De gauche à droite : leur petit-fils, Joseph ; Rhys ; leur fils, Randall Becker, et leur belle-fille, Kristen Whitehead. Toronto, juin 2010.

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    Michael dans son uniforme de vétéran de guerre pour la filiale 97 « Brigadier Frederick Kisch » de la Légion royale canadienne à Côte-Saint-Luc. Montréal, 2011.

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    La bat mitsvah d’Orion, la petite-fille de Michael et Patricia Kutz. De gauche à droite : leur fille, Judith Becker Charron, leur petit-fils Adam, Orion, et leur beau-fils, Andrew Charron. Toronto, avril 2011.

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    Michael et Patricia Kutz, 2011.

Le livre

Cover of Si, par miracle
2015 Inspirational Memoirs Silver Medal, Living Now Book Awards

Si, par miracle

Voyant qu’il n’y avait personne, j’ai bondi hors de la fosse. Je me suis mis à courir. J’avais le sentiment que ma mère courait à mes côtés en disant : « Michael, cours plus vite et ne te retourne pas ! »

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Si, par miracle

Si, par miracle

Je me souviendrai toujours des dernières paroles de ma mère : « Si, par miracle, tu survis, il faut que tu témoignes et que tu dises au monde libre ce qui nous est arrivé. » Je suis le seul survivant de l’Holocauste de la grande famille de ma mère, laquelle comptait à l’origine plus de 150 personnes. Du côté de mon père figurent parmi les survivants son frère cadet, Shimon, le seul de ses sept frères, et quelques cousins. Voilà tout ce qu’il reste de ma famille.

Je me suis souvent demandé s’il était possible qu’un Dieu permette le meurtre de ma famille et de mon peuple, jeunes et vieux. Lorsque j’avais 10 ans, j’ai entendu les derniers cris des Juifs qui récitaient la prière Shema Yisraël en route vers les charniers. C’était à Nieśwież, la ville où je suis né. Enfant, j’étais en colère et déçu que Dieu ait permis cela, mais si j’avais adopté une vision négative de Dieu, j’aurais cessé de lutter pour survivre et, surtout, j’aurais trahi les dernières volontés de ma mère. J’en suis venu à la conclusion qu’il y avait un Dieu et qu’Il me donnerait la force de vivre et d’être libre à nouveau et, surtout, de venger le peuple juif. Je me suis souvenu de ce que j’avais appris à l’école hébraïque à propos de l’histoire de notre peuple, vieille de 2000 ans – comment il avait survécu aux pogroms, aux massacres et aux inquisitions.

Un peu plus âgé, je m’en suis toujours tenu aux paroles de ma mère et je me suis promis que j’accomplirais ses souhaits en racontant aux Juifs comme aux non-Juifs, jeunes et adultes, tout ce que notre peuple a été forcé d’endurer pendant la guerre, en les implorant de transmettre à leur tour notre histoire aux générations futures pour que de pareils événements ne se reproduisent jamais plus.