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La Fondation Azrieli

Producteur

La Fondation Azrieli est une organisation philanthropique canadienne qui apporte son soutien à de nombreux programmes et initiatives dans le domaine de l’éducation, de l’architecture, du design, de la communauté, de la commémoration et l’éducation sur l’Holocauste, de la recherche médicale et scientifique, ainsi que dans le domaine des arts. Le programme des Mémoires de Survivants de l’Holocauste a été établi en 2005 en vue de préserver et de diffuser les mémoires de celles et ceux qui ont survécu au génocide nazi des Juifs d’Europe et qui sont par la suite venus s’établir au Canada.

memoirs.azrielifoundation.org

Usability Matters

Conception graphique

Usability Matters est une agence spécialiste du design de l’expérience usager. Son équipe, dont le travail a été primé, offre une exceptionnelle expérience d’interface pour une vaste gamme d’utilisateurs. Depuis la stratégie d’ensemble jusqu’au design et à la recherche, UM intervient pour des clients dans les domaines des arts, de la santé, de la logistique, de la bienfaisance, de l’édition, du voyage, et autres.

Riddle Films

Producteur

Riddle Films est une agence de producteurs qui s’est donné pour mission d’explorer les domaines des arts du spectacle et de la culture et de les rendre accessibles à un vaste public. Leurs productions sont diffusées à la télévision, en ligne et dans des festivals de films un peu partout dans le monde, en particulier à la CBC, à Bravo, à PBS, à YLE, à Canal+, au Toronto International Film Festival, au Sundance Film Festival, au Rotterdam International Film Festival, et au New York’s Museum of Modern Art.

www.riddlefilms.com

The Dev Guys

Développement

Nous sommes une petite équipe de développeurs chevronnés, spécialistes du développement de solutions conçues pour le web, les sites mobiles et les applications. Créée en 2011, notre agence sait être à l’écoute du client et a développé avec succès des douzaines de projets qui vont de l’élaboration d’outils d’analyse de données à des solutions sur mesure de gestion de contenu, de jeux sur site mobile et d’applications.

www.thedevguys.com

Alex Levin

Alex Levin est né en 1932 en Pologne. Il échappe à un massacre de masse dans son village et survit à l’Holocauste dans les bois. Après la guerre, il rentre dans l’Armée soviétique. Il s’installe au Canada en 1975. Alex est décédé en 2016.

Andy Réti

Andy Réti was born in Budapest, Hungary, in 1942. He and his mother survived the Budapest ghetto. They came to Canada after the Hungarian Revolution and settled in Toronto.

Anka Voticky

Anka Voticky est née en 1913 en Tchécoslovaquie. Elle survit à l’Holocauste avec sa famille en trouvant refuge à Shanghai, en Chine. En 1948, la famille s’établit à Montréal, au Canada. Anka est décédée en 2014, à 100 ans.

Anna Molnár Hegedűs

Anna Molnár Hegedűs est née en 1897, en Hongrie. Durant l’Holocauste, elle survit au ghetto de Szátmar puis à la déportation à Auschwitz. Après la guerre, Anna immigre en Israël en 1949, et au Canada en 1952. Anna est décédée en 1979.

Arthur Ney

Arthur Ney est né en 1930 à Varsovie. Pendant la guerre, il vit au ghetto de Varsovie mais en sort avant le début de l’Insurrection et reste caché dans un orphelinat. Il part s’établir au Canada en 1948. Arthur est décédé en 2016.

Bronia Beker

Bronia Beker est née à Kozowa, en Pologne, le 9 décembre 1920. Avec son mari, Josio, elle a survécu au ghetto de Kozowa et s’est installée au Canada en 1948.

Claire Baum

Claire Baum est née le 25 janvier 1936, aux Pays-Bas. Sa sœur et elle vivent cachées chez « tante Nel », une personne non juive. Ses parents survivent également à la guerre et la famille s’établit au Canada en 1951. Claire réside à Toronto.

David Newman

David Newman was born in Chmielnik, Poland, in 1919. During the war he was imprisoned in the camps Skarżysko-Kamienna and Buchenwald. He came to Canada in 1951. David passed away in 2002.

Kitty Salsberg & Ellen Foster

Les sœurs Kitty Salsberg et Ellen Foster sont nées en Hongrie. Elles survivent dans le ghetto de Budapest cachées dans un abri. Elles immigrent au Canada en 1948. Kitty habite à Toronto, et Ellen à Los Angeles.

Elsa Thon

Elsa Thon est née en 1923 en Pologne. Durant la guerre, elle parvient à sortir du ghetto de Cracovie mais elle est arrêtée et envoyée au camp de Plaszów. Libérée, elle part en Argentine en 1955, puis au Canada en 1980. Elsa vit à Toronto.

Eva Meisels

Eva Meisels est née en 1939 en Hongrie. Quand les nazis occupent le pays, elle est enfermée au ghetto de Budapest. Elle est libérée en janvier 1945. Elle arrive au Canada en 1956. Eva et son mari, Leslie, habitent à Toronto.

Felix Opatowski

Felix Opatowski est né en 1924 en Pologne. Il survit au ghetto de Lodz et à plusieurs camps, dont celui d’Auschwitz. Après la libération, il travaille dans une base américaine puis part s’installer au Canada en 1949. Felix est décédé en 2017.

Felicia Carmelly

Felicia Carmelly est née en 1931 en Roumanie. Elle survit à la guerre dans un camp en Transnistrie. Felicia et sa famille émigrent en Israël puis s’installent au Canada trois ans plus tard. Felicia réside à Toronto.

Helena Jockel

Helena Jockel est née en 1919 en Tchécoslovaquie. Elle passe la majeure partie de la guerre à Auschwitz. Après la libération, Helena rentre en Tchécoslovaquie puis s’établit au Canada en 1988. Helena Jockel est décédée à Halifax en 2016.

John Freund

John Freund est né en 1930 en Tchécoslovaquie. Pendant la guerre, il est interné d’abord au camp de Terezin puis à celui d’Auschwitz. Orphelin de guerre, John immigre au Canada en 1948. Il réside à Toronto.

Joseph Beker

Joseph Beker est né à Kozowa, en Pologne, le 1er avril 1913. Il a été soldat au sein de l’armée polonaise, a survécu au ghetto de Kozowa, et a passé le reste de la guerre en clandestinité. Il s’est installé au Canada en 1948. Il est décédé en 1988.

Judy Abrams

Judy Abrams est née en 1937 en Hongrie. Durant la guerre, elle survit cachée d’abord chez des ursulines puis chez sa tante, durant le siège de Budapest. Elle immigre au Canada en 1949 et partage son temps entre Montréal et New York.

Leslie Meisels

Leslie Meisels est né en 1927, à Nádudvar, en Hongrie. Sa famille entière survit à l’Holocauste, dans divers camps de concentration. Il immigre aux États-Unis en 1958 et au Canada en 1967. Il réside à Toronto avec sa femme, Eva.

Leslie Vertes

Leslie Vertes est né en 1924 en Hongrie. Il survit à l’Holocauste mais, après, les Soviétiques l’internent dans des camps de travaux forcés. Il quitte la Hongrie suite au soulèvement de 1956 et immigre au Canada. Leslie habite à Montréal.

Marian Domanski

Marian (Finkelman) Domanski est né en 1928 en Pologne. Il s’évade du ghetto d’Otwock puis, se faisant passer pour un non-Juif, devient berger et travaille de ferme en ferme. Il immigre au Canada en 1970. Marian est décédé en 2012.

Max Bornstein

Max Bornstein est né en novembre 1921 en Pologne. Il vit à Winnipeg puis part pour Paris en 1933. Pendant la guerre, il est arrêté lorsqu’il fuit en Espagne et est interné dans un camp. Il revient au Canada en 1947 où il décède en 2015.

Michael Kutz

Michael Kutz est né en Pologne en 1930. Réchappé d’une fosse d’exécution, il survit à la guerre caché dans les bois avec des partisans biélorusses. Il immigre au Canada dans les années 1950. Michael et sa femme, Pat, résident à Montréal.

Muguette Myers

Muguette Szpajzer-Myers est née en 1931 en France. Elle survit à la guerre cachée dans le village de Champlost avec sa mère et son frère aîné. Muguette immigre au Canada en 1947. Muguette habite à Montréal.

Nate Leipciger

Nate Leipciger est né en 1928 en Pologne. Pendant la guerre, il vit dans divers ghettos puis est interné à Auschwitz et dans d’autres camps. Il survit avec son père et ils s’établissent à Toronto en 1948. Nate réside à Toronto.

Rachel Shtibel

Rachel Shtibel est née en 1935 en Pologne. Envoyée au ghetto de Kolomyja, elle s’en échappe avec sa famille et vit cachée dans une grange jusqu’à la libération. Elle part en Israël en 1957 puis au Canada en 1958. Rachel réside à Toronto.

Steve Rotschild

Steve Rotschild est né en 1933 en Lituanie. Avec sa mère, il survit au ghetto de Vilnius ainsi qu’au camp de travaux forcés hkp. Après la guerre, il immigre en Israël avec sa famille en 1949 puis part au Canada. Steve réside à Toronto.

Tommy Dick

Tommy Dick est né en 1925 en Hongrie. Il survit aux bataillons de travaux forcés et à un peloton d’exécution. Il trouve refuge dans divers hôpitaux jusqu’à l’issue de la guerre. En 1948, il immigre à Calgary, au Canada, et décède en 1999.

Ibolya Grossman

Ibolya Grossman was born in 1916 in Pécs, Hungary. She survived the Budapest ghetto with her son, Andy, but her husband, Zolti, died in a labour camp. Ibi came to Canada in 1957. She passed away in 2005.

Amek Adler

Amek Adler est né à Lublin, en Pologne, en 1928. Il fut libéré en 1945, après plusieurs années dans des camps de concentration et de travaux forcés. Il est arrivé au Canada avec sa femme Ruth en 1954. Ils vivent à Toronto.

Margrit Rosenberg Stenge

Margrit Rosenberg Stenge was born in 1938 in Cologne, Germany. She and her parents survive the war by escaping first to Norway and then to Sweden. Margrit and her husband came to Canada in 1951.

Marguerite Élias Quddus

Marguerite Élias Quddus est née en France. Elle survit au conflit en se cachant dans des couvents et des fermes. Son père a été déporté à Auschwitz et assassiné. Son mari et elle partent au Canada en 1968. Marguerite habite à Montréal.

René Goldman

René Goldman est né au Luxembourg en 1934. Il a survécu en se cachant dans un foyer d’accueil, dans un pensionnat religieux et au sein de petits villages en France. Après la guerre, il a parcouru le monde avant de s’installer au Canada en 1963.

La famille

La vie quotidienne avant la guerre

La politique et la guerre

Discrimination et persécution

La déportation

Les ghettos

Les camps

La violence et le meurtre de masse

La résistance

La clandestinité

La fuite

La chance et les miracles

Les sauveurs et les Justes

La libération

L’immigration

Les séquelles

Les mesures antijuives

Échantillon de Collection

Les séquelles de l’Holocauste

Échantillon de Collection

Auschwitz

Échantillon de Collection

Les enfants cachés

Échantillon de Collection

Judy Abrams

Amek Adler

Claire Baum

Bronia Beker

Joseph Beker

Max Bornstein

Felicia Carmelly

Tommy Dick

Marian Domanski

John Freund

René Goldman

Ibolya Grossman

Anna Molnár Hegedűs

Helena Jockel

Michael Kutz

Nate Leipciger

Alex Levin

Eva Meisels

Leslie Meisels

Muguette Myers

David Newman

Arthur Ney

Felix Opatowski

Marguerite Élias Quddus

Andy Réti

Margrit Rosenberg Stenge

Steve Rotschild

Kitty Salsberg & Ellen Foster

Rachel Shtibel

Elsa Thon

Leslie Vertes

Anka Voticky

La famille

Chaque famille a connu une histoire différente. Tantôt, comme Judy Abrams, les survivants étaient enfants uniques, tantôt, comme Helena Jockel, ils venaient de familles nombreuses. D’autres encore, comme Rachel Shtibel, vivaient au sein de familles élargies, avec oncles, tantes, grands-parents et cousins, dans des foyers débordant de vie. Si beaucoup de survivants ont vu les membres de leur famille périr durant l’Holocauste, d’autres ont simplement été séparés et n’ont jamais revu leurs parents ou leurs frères et sœurs. Quelques survivants ont eu la chance de passer à travers la guerre avec leurs proches. Les souvenirs de famille sont souvent les biens les plus précieux et les plus douloureux que possèdent les survivants.

La vie quotidienne avant la guerre

Un des aspects les plus importants des mémoires des survivants de l’Holocauste concerne leur vie avant la guerre. Leurs récits des shtetlekh et des villes dans lesquels ils ont grandi, avec leurs habitants, leurs coutumes, leurs routines et leurs fêtes, représentent souvent tout ce qu’il reste de communautés et de façons de vivre qui ont été complètement rasées par la guerre.

La politique et la guerre

Bien que la plupart des mémoires des survivants de l’Holocauste portent sur les événements qu’ils ont vécus, beaucoup des parties prenantes étaient tout à fait conscientes du contexte géopolitique des pays avoisinants qui constituait la toile de fond de ces actions. Certains, comme Michael Kutz, manifestaient un intérêt actif à suivre les nouvelles des nations belligérantes et de leurs dirigeants, en écoutant la radio et en posant de nombreuses questions. Et d’autres, comme Helena Jockel, étaient renversés par les actions ou l’immobilisme de leurs politiciens. L’escalade des événements mondiaux et les changements d’alliances ont certainement eu une importance internationale, mais ont aussi représenté un coût humain élevé.


Discrimination et persécution

Au cours des siècles, les Juifs ont été victimes de préjugés et de persécutions allant jusqu’à de violentes attaques. Mais durant l’Holocauste, les nazis ont mis en œuvre un antisémitisme d’État, sans précédent dans son ampleur, à travers les pays occupés par l’Allemagne. Ils ont ciblé non seulement les Juifs, mais aussi les Roms, les opposants politiques, les homosexuels, les Témoins de Jéhovah et les personnes handicapées. Les nazis ont spolié les biens des Juifs, les ont bannis des lieux publics des écoles, des affaires et de la vie citoyenne et publique. Les lois discriminatoires ont légitimé les intimidations, les humiliations et les agressions qu’ont fait subir beaucoup de citoyens ordinaires à leurs voisins juifs.

La déportation

À la suite de la Conférence de Wannsee en 1942, réunissant de hauts fonctionnaires nazis et des membres du gouvernement allemand afin de confirmer la mise en œuvre de la « solution finale », les déportations de Juifs ont commencé partout en Europe. Les familles et les individus — dont ceux cités dans Re:Collection — ont été arrachés de leurs foyers et de leurs ghettos, et déportés par chemin de fer, parfois par camion et même à pied. La plupart ont été emmenés dans des camps d’extermination, où l’écrasante majorité a été assassinée.

Les ghettos

Durant l’Holocauste, beaucoup de survivants ont été chassés de leurs maisons avec leurs familles et obligés de vivre dans des ghettos. C’était souvent un quartier fermé à l’intérieur de la ville, dans lequel les Juifs étaient séparés du reste de la population. La vie quotidienne se poursuivait d’une manière ou d’une autre, mais les conditions étaient misérables, la faim, les maladies et les meurtres endémiques. Certains résistaient en faisant de la contrebande — échangeant des produits au marché noir —, tandis que d’autres ont même pris part à des soulèvements armés — celui du ghetto de Varsovie en 1943 ayant été le plus important.

Les camps

À partir de 1933 et jusqu’à la fin de la guerre, l’Allemagne nazie a construit plus de 20 000 camps destinés à retenir et à emprisonner des millions de victimes de l’Holocauste. Ces complexes allaient des camps de travaux forcés aux camps d’extermination, en passant par les camps de transit. Plus de trois millions de personnes ont été tuées dans les seuls camps d’extermination. Pour le petit nombre de ceux qui survivaient, la vie quotidienne se résumait à la famine, aux maladies, aux passages à tabac, avec souvent la perte de leurs bien-aimés.

La violence et le meurtre de masse

Le terme « Solution finale » – raccourci de « Solution finale au problème juif » – a été employé par les nazis pour désigner leur projet d’anéantissement du peuple juif. La mise en œuvre du meurtre de masse a commencé avec les unités mobiles de mise à mort (Einzatsgruppen) et l’aménagement de camps de la mort comme Belzec, Sobibor, Treblinka, Auschwitz-Birkenau, Majdanek et Chelmno. Plus de 2,7 millions de Juifs ont été asphyxiés au gaz et massacrés par fusillades. Les unités mobiles de mises à mort investissaient les villes, regroupaient la population juive et fusillaient hommes, femmes, enfants et vieillards. Au terme de la guerre, l’Europe occupée par les nazis était parsemée de charniers, devenus désormais les seuls vestiges de communautés juives autrefois florissantes.

La résistance

La résistance menée contre l’Allemagne nazie et ses collaborateurs a pris différentes formes : résistance morale, opérations d’entraide et de sauvetage et révolte armée. Certains survivants, comme Arthur Ney, se souviennent des soulèvements armés qui ont eu lieu dans les ghettos et les camps à travers la Pologne occupée et l’Union soviétique. D’autres, comme Michael Kutz, décrivent leur fuite dans la forêt où ils ont rejoint les unités partisanes soviétiques et, dans certains cas, où ils ont formé leurs propres groupes de partisans pour mener des attaques contre l’occupant. Même sans prendre les armes, les Juifs qui ont œuvré pour maintenir leurs activités religieuses, culturelles et éducatives ont aussi joué un rôle important dans la résistance.

La clandestinité

Pour les Juifs, la vie en clandestinité a pris des formes variées au cours de la guerre. Certains se sont cachés durant plusieurs jours alors que d’autres, comme Rachel Shtibel, ont vécu clandestinement pendant des années. Beaucoup de Juifs ont vécu au grand jour sous une fausse identité en se faisant passer pour des non-Juifs. Une chose était cependant certaine pour tous : la vie clandestine était périlleuse et les arrestations étaient nombreuses. Durant l’Holocauste, les nazis ont traqué sans relâche les Juifs vivant en clandestinité, soudoyant et récompensant ceux qui les dénonçaient. Pour les individus pris à venir en aide aux Juifs, le châtiment était sévère, menant souvent à la mort.


La fuite

Un thème récurrent dans les récits des survivants est la fuite. La plupart parlent des occasions où ils ont évité de peu la capture ou la mort — la plupart du temps en s’évadant des camps, des ghettos, des prisons ou en échappant aux déportations ou aux exécutions. S’enfuir demandait souvent beaucoup de courage et parfois de l’aide, et le succès n’était presque jamais garanti. Pour beaucoup, la question n’était pas de savoir ce qu’ils fuyaient, mais où ils se retrouveraient.

La chance et les miracles

Beaucoup de rescapés imputent leur survie à la chance, à la bonne fortune, au destin ou à un miracle. Parfois, ces miracles — comme ils sont le plus souvent appelés — sont attribués à la foi, à Dieu ou à la religion, mais tout aussi souvent, ils n’ont aucune référence. La force qui est intervenue pour les sauver est alors inexplicable, mais néanmoins aussi significative et profonde.


Les sauveurs et les Justes

Il existe dans le judaïsme un proverbe très connu : « Qui sauve une seule vie, sauve le monde entier » (Mishnah, Sanhedrin 4:5). Cette phrase est souvent citée pour parler de ceux qui ont apporté leur aide pendant l’Holocauste. Qu’il se soit agi de sauver des centaines, ou même des milliers de vies, comme l’ont fait Raoul Wallenberg ou Rudolph Kasztner, ou juste une ou deux, ces actes de bravoure et de compassion n’ont pas seulement épargné les survivants, mais ils ont aussi assuré la pérennité de leurs familles et de leurs descendants. Comme le dit Claire Baum en parlant de son propre sauveur, tante Nel, « Elle n’a pas seulement sauvé ma sœur et moi, elle a sauvé toute une génération. »

La libération

La libération est survenue de différentes manières pour chaque survivant. Tous en rêvaient, mais la réalité n’a pas toujours été l’événement euphorique tant espéré. Beaucoup de survivants ont été libérés, malades ou blessés, à des milliers de kilomètres de chez eux, ayant perdu toute leur famille ou presque. Certains ont pu voir leurs oppresseurs traqués et punis, mais la plupart ont seulement connu d’éprouvants voyages de retour, trouvant parfois à leur arrivée leur foyer détruit ou occupé par des inconnus. Les rescapés recherchaient leurs proches, le plus souvent décédés, et beaucoup ont continué à subir violence et rejet. Pour eux, la vie était changée à tout jamais.

L’immigration

Le Canada a constitué un nouveau foyer pour tous les survivants de Re:Collection. Pour certains d’entre eux, la route a été rapide et directe. Pour d’autres, le voyage a duré plusieurs années, avec beaucoup d’interruptions. Et l’arrivée au Canada n’a pas toujours été synonyme d’arrivée en terre promise. Beaucoup d’histoires parlent d’adversité et de préjugés, même après tout ce qu’ils avaient enduré. Ce qu’ils avaient en commun, cependant, était leur détermination à commencer une nouvelle vie et à surmonter les horreurs du passé

Les séquelles

Au lendemain de l’Holocauste, les survivants qui essayaient de retrouver leur foyer et leurs proches ont été incessamment confrontés au chaos et à la tragédie. Souvent, il n’existait plus ni foyer ni famille à retrouver. Avec le temps, les traumatismes subis n’ont pas disparu et ont continué à hanter les rescapés. L’impact émotionnel à long terme est variable selon les victimes : suppression de toute référence au passé, cauchemars récurrents ou difficultés à se réconcilier avec leur sort et celui de leurs êtres chers. Si beaucoup de rescapés s’expliquent leur survie, d’autres n’arrivent pas à la justifier. Et puis il y a ceux pour qui faire le récit de leurs douloureuses expériences constitue une forme de thérapie cathartique tout en servant d’objet d’enseignement afin d’éviter que les générations futures ne subissent les mêmes horreurs.

Les mesures antijuives

La persécution des Juifs d’Europe par les nazis s’est faite de façon systématique et progressive. Au départ, des lois antijuives ont été promulguées afin d’exclure et de stigmatiser les Juifs, consolidant ainsi l’idée qu’ils étaient inférieurs aux non-Juifs. Avec ces premières mesures, véritables prémices de l’Holocauste, les Juifs ont perdu leurs biens, leurs droits civiques et leur citoyenneté aux mains des nazis. La collection suivante retrace les différentes façons dont les survivants ont été affectés par cette persécution d’État.

Les séquelles de l’Holocauste

Lorsque la Seconde Guerre mondiale a pris fin, les Juifs survivants de l’Europe sous occupation nazie ont été libérés. La fin de l’Holocauste n’a cependant pas marqué la fin des souffrances pour les victimes juives. Elles portent en elles les cicatrices physiques et psychologiques de leur passé. Elles souffrent encore de l’absence de leurs proches disparus. Tout ce qu’elles vivent est influencé par ce qui leur est arrivé. Cette collection fait état de la diversité des expériences qui ont marqué les survivants longtemps après la fin de la guerre.

Auschwitz

L’un des lieux les plus connus et les plus maudits de l’Holocauste est le camp de concentration d’Auschwitz. À leur arrivée, les Juifs subissaient une sélection pour déterminer qui allait vivre ou mourir. Les personnes aptes au travail forcé étaient séparées de leurs proches et les autres envoyées directement aux chambres à gaz. Les travailleurs étaient soumis à des travaux exténuants, un régime de famine atroce et la peur constante de perdre la vie. Depuis la déportation en wagons scellés jusqu’aux marches de la mort, cette collection décrit les traumatismes subis par les rescapés d’Auschwitz durant l’Holocauste.

Les enfants cachés

Plus d’un million d’enfants ont été assassinés durant l’Holocauste mais certains sont parvenus à déjouer les nazis. Ils ont été secourus par des personnes courageuses, des institutions religieuses ou des groupes de résistants qui ont risqué leur vie pour les mettre à l’abri. D’autres encore ont dû se débrouiller seuls, se faisant passer pour des non-Juifs et utilisant de faux papiers, ou trouvant refuge dans les bois. Tantôt ils étaient cachés en compagnie de leurs parents, tantôt ils en étaient séparés, leur famille ayant péri lors du conflit. La collection qui suit présente des récits d’enfants cachés.